Le Carême comme un printemps…

Le Carême comme un printemps… Drôle de comparaison. Il fallait y penser. Et pourtant, observons bien : au Printemps, les gens commencent à retourner la terre. Ils pourront ensuite semer des graines. Le soleil et la pluie aidant, on aura une belle récolte. Mais le jardinier sait également que cela ne vient pas tout seul. Il doit s’y tenir tous les jours pour entretenir la terre et arracher les mauvaises herbes.

Durant le Carême, c’est un autre jardinage qui est entrepris. Les graines qu’il faut semer sont celles de l’amour qui est en Dieu. Si nous voulons qu’elles portent du fruit, il nous faut nettoyer le jardin de notre cœur, éradiquer l’orgueil, l’égoïsme, la violence, la rancune, autant de choses qui nous détournent de Dieu et des autres.

Mais comme dans tout jardin, la mauvaise herbe a toujours tendance à ressortir. Et elle peut être très envahissante. S’il ne veut pas être débordé, le jardinier doit être présent tous les jours sur le terrain pour le biner et l’entretenir.

Et surtout, il importe que toute notre vie soit vraiment orientée vers le Seigneur. En dehors de lui, nous tombons dans la sècheresse du cœur et les graines ne pourront pas germer. Accueillir le Seigneur, c’est se mettre à l’écoute de sa Parole, c’est répondre à son invitation le dimanche. A chaque messe, il rejoint les communautés réunies en son nom puis il les envoie en mission. C’est avec lui et en lui que notre vie pourra produire du fruit

De même, c’est tous les jours que nous avons à éradiquer le mal qui est en nous. Pour nous y aider et nous remettre en route, le Seigneur nous propose le sacrement du pardon. Un jour des enfants demandaient au pape Benoît XVI pourquoi se confesser puisqu’on retombe dans les mêmes péchés. Il leur a répondu : « Dans une maison, on fait bien le ménage tous les huit jours, et pourtant c’est la même poussière.

Le bon jardinier est fier de faire visiter son jardin à ceux qui viennent chez lui. On peut dire aussi que la fierté de Dieu c’est quand notre vie porte des fruits d’amour, de justice et de paix. Mais il ne peut y avoir de vrai Carême sans un combat de tous les jours contre l’esprit du mal qui vient semer l’égoïsme, la violence, la rancune… C’est à ce prix que nous pourrons parvenir à la victoire de Pâques.

Bon courage à tous pour le jardinage du Carême.