La rentrée

Depuis quelques jours, ceux qui étaient en vacances ont repris le chemin du retour. La rentrée est là, une fois de plus. Les enfants et leurs enseignants vont commencer à rejoindre le chemin de leur école. Pour d’autres, ce sera un peu plus tard, mais cela ne saurait tarder.

Que sera cette année ? C’est comme une page blanche qu’il faudra remplir dans les meilleures conditions possibles malgré la pandémie. Elle sera ce que chacun la fera. Nous souhaitons à chacun qu’il donne le meilleur de lui-même pour qu’elle soit réussie.

Avec la rentrée, les enfants vont recevoir des propositions pour toutes sortes d’activités culturelles et sportives, la musique, la danse, le foot, le tennis…etc. Tout cela apporte un plus, mais il vaut veiller à ne pas vouloir trop en faire. Il est important que l’enfant ait aussi du temps pour lui.

Quelques jours après la rentrée scolaire, vient celle des catéchismes. Ce n’est pas une activité en plus de la danse, de la musique et du sport. Il est important que les enfants, tout comme les adultes aient des lieux pour accueillir celui qui vient donner sens à notre vie. La Bonne Nouvelle de l’Évangile est pour tous, enfants, jeunes et adultes. Elle est la nourriture dont nous avons besoin pour notre vie chrétienne.

Un jour, un enfant nous a fait savoir qu’il ne pouvait pas venir au catéchisme parce qu’il faisait… de la boxe. Un de mes amis m’a dit sur le ton de l’humour : « Heureusement que tu ne l’as pas dans ton groupe ! » Plus sérieusement, il faut voir à quoi et à qui nous allons donner la priorité.

Toute catéchèse doit viser trois objectifs :
– La connaissance de la foi : On ne va pas étudier par cœur, mais il faut savoir ce que sont l’Évangile, la Bible, les sacrements, l’Église…
– La foi célébrée : Régulièrement, on va proposer aux enfants des célébrations adaptées à leur niveau. Celles-ci sont orientées vers l’Eucharistie et veulent aider les enfants et leurs parents à y trouver leur place
– La foi vécue : La foi n’est pas seulement un enseignement. Elle est aussi un chemin sur lequel nous avançons ensemble, enfants, jeunes et adultes. Sur ce chemin, il y a Jésus Christ qui nous invite à le suivre. Nous pouvons toujours compter sur lui.

Bonne année à tous.

Un Dieu « Pardonneur »

Au jour de notre baptême, nous avons été plongés dans cet océan d’amour qui est en Dieu Père Fils et Saint Esprit. le nouveau baptisé découvre qu’il es l’enfant bien-aimé du Père. Dieu n’en finit pas de nous donner son amour. Entre Dieu et nous, c’est une histoire d’amour qui ne finira pas. Pour lui, nous sommes uniques. il tient à chacun de nous comme à son bien le plus précieux. Être baptisé, c’est accepter d’être aimé par Dieu Père, sauvé par Jésus Christ et animé par l’Esprit de Vie et de joie. Être baptisé c’est répondre oui à l’amour dont Dieu nous aime.

Malheureusement, il nous arrive de nous détourner de ce Dieu Amour. Nous choisissons la pacotille plutôt que le seul vrai trésor. Mais notre Dieu ne se résigne pas à nos « ruptures d’alliance ». Il ne cesse « de nous appeler à une vie plus belle ». Il nous offre de revenir vers lui. Même si nous avons gravement péché son amour nous est sans cesse offert.

Notre Dieu est le « pardonneur ». Voilà un mot que nous pouvons chercher dans nos dictionnaires ; nous ne le trouverons pas. « C’est vraiment un manque impardonnable. » Mais notre Dieu est plus grand que nos mots humains. On peut donc inventer un mot qui ne serve qu’à lui . Il est « le » pardonneur. Pour s’en rendre compte, il suffit de lire la Bible. Chaque fois qu’ils se sont détournés de lui et ont défiguré son alliance, il leur a offert une vie renouvelée.

Le Sacrement du pardon : Ce sacrement ne va pas effacer les actes que nous avons commis. Il est destiné à « enlever » les chaines qui nous emprisonnent, enlever le fardeau qui nous accable. Notre Dieu est un Dieu libérateur.

Pourquoi s’adresser à un prêtre ? Ce serait tellement plus facile de s’adresser directement à Dieu. En fait, c’est le Christ qui a envoyé ses apôtres avec une mission bien précise : « Les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez… » Le prêtre auquel on s’adresse représente la communauté des chrétiens qui accueille. S’adresser à un prêtre, c’est se reconnaître membre de cette Église blessée par notre contre témoignage. Ce pardon que l’Église nous offre ne vient pas d’elle mais du Christ qui en est la Source. Quand nous recevons ce sacrement, c’est Jésus qui est là pour nous relever. Comme il l’a fait pour la femme de Samarie, il continue de nous proposer l’eau vive, celle de l’Amour qui est en Dieu. Il nous offre de puiser à cette Source intarissable.

Un Anniversaire

Comme vous le savez tous, la date de mon anniversaire approche. Tous les ans, il y a une grande célébration en mon honneur et je pense que cette année encore cette célébration aura lieu.

Pendant cette période, tout le monde fait du shopping, achète des cadeaux, il y a plein de publicité à la radio et dans les magasins, et tout cela augmente au fur et à mesure que mon anniversaire se rapproche.

C’est vraiment bien de savoir, qu’au moins une fois par an, certaines personnes pensent à moi. Pourtant je remarque que si au début les gens paraissaient comprendre et semblaient reconnaissants de tout ce que j’ai fait pour eux, plus le temps passe, et moins ils semblent se rappeler la raison de cette célébration. Les familles et les amis se rassemblent pour s’amuser, mais ils ne connaissent pas toujours le sens de la fête.

Je me souviens que l’année dernière il y avait un grand banquet à mon honneur. La table de salle à manger était remplie de mets délicieux, de gâteaux, de fruits et de chocolats. La décoration était superbe et il y avait beaucoup de magnifiques cadeaux emballés de manière très spéciale.

Mais vous savez quoi? Je n’étais pas invité… J’étais en théorie l’invité d’honneur, mais personne ne s’est rappelé de moi et ils ne m’ont pas envoyé d’invitation. La fête était en mon honneur, mais quand ce grand jour est arrivé, on m’a laissé dehors, et ils m’ont fermé la porte à la figure… et pourtant moi je voulais être avec eux et partager leur table. En réalité, je n’étais pas surpris de cela car depuis quelques années, toutes les portes se referment devant moi.

Comme je n’étais pas invité, j’ai décidé de me joindre à la fête sans faire de bruit, sans me faire remarquer. Je me suis mis dans un coin, et j’ai observé. Tout le monde buvait, certains étaient ivres, ils faisaient des farces, riaient à propos de tout. Ils passaient un bon moment. Pour couronner le tout, ce gros bonhomme à la barbe blanche est arrive, vêtu d’une longue robe rouge, et il riait sans arrêt: ‘ho ho ho!’ Il s’est assis sur le sofa et tous les enfants ont couru autour de lui, criant ‘Père Noël! Père Noël!’, comme si la fête était en son honneur!

A minuit, tout le monde a commencé à s’embrasser; j’ai ouvert mes bras et j’ai attendu que quelqu’un vienne me serrer dans ses bras et… vous savez quoi… personne n’est venu à moi.

Soudain ils se sont tous mis à s’échanger des cadeaux. Ils les ont ouverts un par un, en grande excitation. Quand tout a été déballé, j’ai regardé pour voir si, peut-être, un cadeau était resté pour moi. Qu’auriez vous ressenti si, le jour de votre anniversaire, tout le monde s’échangeait des
cadeaux et que vous n’en receviez aucun ? J’ai enfin compris que je n’étais pas désiré à cette soirée et je suis parti silencieusement.

Tous les ans ça s’empire. Les gens se rappellent seulement de ce qu’ils boivent et mangent, des cadeaux qu’ils ont reçu, et plus personne ne pense a moi. J’aurais voulu pour la fête de Noël cette année, que vous me laissiez rentrer dans votre vie. J’aurai souhaité que vous vous rappeliez qu’il y a plus de 2000 ans de cela, je suis venu au monde dans le but de donner ma vie pour vous, et en définitive pour vous sauver. Aujourd’hui je souhaite seulement que vous croyiez à cela de tout votre cœur. Comme nombreux sont ceux qui ne m’ont pas invité à leur fête l’an passé, je vais cette fois organiser ma propre fête et j’espère que vous serez nombreux à me rejoindre.

En guise de réponse positive à mon invitation, envoyez ce message au plus grand nombre de personne que vous connaissez.

Je vous en serai éternellement reconnaissant.

Je vous aime très fort !
Jésus

Les mauvaises langues…

Chacun sait que la langue peut être la meilleure et la pire des choses. Il en est de même pour les réseaux qu’on appelle « sociaux » ; ils peuvent rapprocher des personnes qui ne se connaissaient pas. Des liens d’amitié se créent ; c’est très beau. Mais trop souvent, ils servent de défouloir pour déverser la rancœur : on accuse, on dénonce les coupables, on les enfonce. Tout cela ne fait que s’ajouter à la dose de poison qui pollue notre société. N’oublions pas que, dans le monde de la Bible, l’accusateur c’est Satan. Quand nous accusons les autres, nous entrons dans son jeu.

Pour en sortir, il est urgent de « puiser à la Source », la vraie. C’est au pied de la croix que nous la trouvons. Elle nous montre Jésus qui a livré son Corps et versé son sang pour nous et pour le monde entier, y compris pour nos pires ennemis. Il est venu « chercher et sauver ceux qui étaient perdus ». Chaque fois que nous les dénigrons, c’est contre lui que nous péchons.

Oui, bien sûr, il faut dénoncer le péché, le mal, la violence, les injustices ; mais le pécheur est une personne que Dieu veut sauver. C’est pour lui que Jésus a donné sa vie sur une croix. Il est le bon berger qui ne cesse de courir à la recherche de la brebis perdue. Dans l’Évangile, il nous donne son commandement : « Aimez-vous les uns les autres COMME je vous ai aimés » (autant que je vous ai aimés). Aimer c’est accueillir, c’est pardonner, c’est se donner, c’est suivre Jésus sur le chemin qu’il nous montre.

Pour répondre à cet appel du Seigneur, nous avons besoin de son aide. C’est vrai que nous nous sentons bien pauvres et bien limités. Mais grâce au contact régulier avec le Seigneur dans la prière, nous apprenons à nous ajuster à ce Dieu qui est amour. Nous apprenons à regarder le monde avec le regard de Celui qui a donné sa vie pour les pécheurs que nous sommes.

« Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.

O Seigneur, que je ne cherche pas tant à
être consolé qu’à consoler,
à être compris qu’à comprendre,
à être aimé qu’à aimer.

Car c’est en se donnant qu’on reçoit,
c’est en s’oubliant qu’on se retrouve,
c’est en pardonnant qu’on est pardonné,
c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie. »
(Prière attribuée à Saint François d’Assise)