Face au confinement

Depuis le début du mois de novembre, nous voici revenus en période de confinement. Chez nous comme dans de nombreux autres pays, il fallait faire face à une pandémie plus virulente que la première. Le constat est sans appel : malades de plus en plus nombreux, hôpitaux surchargés, personnel soignant épuisé et surtout de nombreux décès. Face à cette recrudescence, les pouvoirs publics ont sifflé la fin de la récréation estivale. Il fallait tout faire pour se protéger et protéger les autres.

 

En conséquence, il est devenu impératif de respecter les « gestes barrière ». Il y a beaucoup de choses que nous ne pouvons plus faire : fini les sorties théâtre ou cinéma, les dîners ou apéros entre amis, les achats de produits non essentiels… Nous chrétiens, nous ne pouvons plus nous rassembler à l’église pour célébrer l’Eucharistie. Beaucoup ont du mal à le supporter. Mais je lisais dans une revue : « le chrétien est-il né au monde pour râler ou pour glorifier ? Pour se joindre à la cohorte des boudeurs ou à celle des saints ? » La réponse nous appartient.

Cette habitude de toujours râler, c’est très mauvais, ça donne « des aigreurs d’estomac ». Une alternative est possible : si nous le voulons bien, cette période peut devenir un temps de retraite. Le confinement nous oblige à nous retirer loin des bruits et de l’agitation de ce monde. Pour nous chrétiens, c’est très important : ce contact régulier avec le Seigneur nous aidera à raviver « notre flamme intérieure ».

De nombreux moyens nous sont proposés pour nourrir notre vie spirituelle : messes diffusées à la télévision, sur KTO, sur les sites Internet des diocèses et de nombreuses paroisses… Beaucoup savent faire preuve d’ingéniosité grâce aux nouvelles technologies : réunions en visio-conférence, sites Internet… etc. C’est une chance dont il faut profiter.

Un dernier point : nos rencontres physiques sont limitées, mais cela ne nous empêche pas d’être attentifs aux autres, en particulier aux personnes seules. Pendant le premier confinement, beaucoup leur ont téléphoné. Certains ce sont proposés pour leur faire les courses. Nous apprécions ces gestes de solidarité à leur juste valeur. Nous chrétiens; nous croyons qu’à travers les autres, c’est le Seigneur que nous servons. C’est à notre amour que nous serons jugés. C’est lui que fait la valeur de toute vie.

Père Jean Compazieu

 

Prions pour les défunts

Le mois de novembre est traditionnellement consacré à la prière pour les défunts. Ils font partie de notre vie, de notre histoire. Leur départ a été pour nous une séparation douloureuse. Pour d’autres cela s’est passé d’une manière plus paisible. C’est ce qui arrive quand on sait qu’un défunt a vécu toute sa vie pour cette rencontre avec le Seigneur.

Prier pour les défunts, c’est raviver notre espérance face à la réalité mystérieuse de la mort. Nous nous rappelons que la résurrection de Jésus nous ouvre un chemin. Avec lui nous sommes sûrs de triompher de la mort et du péché, dès maintenant et pour l’éternité. Cette prière nous invite également à réfléchir sur notre vie et à voir ce qui en fait la valeur. La seule chose qui en restera c’est notre amour pour Dieu et pour tous nos frères. Tout ce que nous aurons fait au plus petit d’entre les siens c’est à lui que nous l’aurons fait. « Dis-moi quel est ton amour et je te dirai qui tu es. » (Jean Paul II)

Un jour, Jésus a dit : « Je suis la résurrection et la vie, celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra. » Ce message nous rejoint dans notre désir de vivre. Nous le voyons bien, notre société se protège de plus en plus en prenant des assurances tous risques. Elle cherche à prolonger le plus longtemps possible la jeunesse ; elle lutte tant qu’elle peut contre les maladies. Pensons aussi à tous ceux et celles qui fantasment sur la réincarnation. Cette croyance ne fait pas partie de la foi des chrétiens. Tout le message de l’évangile est construit sur la résurrection de Jésus. Sans Jésus ressuscité, notre foi serait vaine. C’est son chemin que nous sommes invités à emprunter.

Il y a un mot qui pourrait résumer le message de cet évangile : C’est le mot « Passage. » L’évangile nous rappelle que toute notre vie nous prépare à passer de ce monde au Père. Mais nous nous rappelons aussi qu’au jour de notre baptême, nous avons été plongés dans l’amour de Dieu qui est Père, Fils et Saint Esprit, Dieu qui est amour. Désormais rien ne peut plus être comme avant. Nous avons sans cesse à passer d’une vie sans Dieu à une vie remplie de son amour.

Cette découverte, nous la faisons à travers le cheminement de Marthe. Elle vient de dire : « Je sais qu’il ressuscitera à la fin des temps. » Mais Jésus l’invite à faire un pas de plus : « Je suis la résurrection et la Vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra. » Croire à la résurrection à la fin des temps, c’est déjà pas mal. Mais avec l’évangile de ce jour, nous sommes invités à aller plus loin : la résurrection est en Jésus. À la suite de Marthe, nous sommes invités à faire confiance à sa parole.

La suite, nous la connaissons : « Enlevez la pierre… Lazare, viens dehors ! » Lazare est réellement mort. Jésus ne cache pas sa tristesse. Il pleure sur son ami comme nous le faisons pour l’un des nôtres qui vient de mourir. Mais il avait précisé que cette maladie était orientée vers la gloire de Dieu. Ce deuil va être l’occasion de la révéler. En même temps, nous voyons Marthe faire un passage important : Elle passe du « Je sais » au « Je crois. » Elle passe de la certitude théorique à la reconnaissance de celui qui est la résurrection.

Voilà cette bonne nouvelle qui remplit nos cœurs d’espérance : Celui qui croit en Jésus découvre avec émerveillement que la mort n’a pas le dernier mot. Désormais notre vie a un sens. Ce qui compte désormais c’est de suivre Jésus et de lui rester fidèles. Il nous assure que rien ne peut nous séparer de son amour : « Je suis avec vous tous les jours et jusqu’à la fin du monde. » Pour le moment, nous sommes en chemin avec des hauts et des bas. Mais le Seigneur est toujours là pour nous donner la force et le courage de tenir bon jusqu’au bout.

Notre foi en la résurrection est liée à notre foi au vrai Dieu qui est amour et vie. Il n’est pas le Dieu de la mort, mais celui de la vie. Son grand projet c’est de nous faire partager la plénitude de sa vie et de son amour. Pour le moment, nous sommes en apprentissage de notre vie de ressuscités. Nous sommes en train de ressusciter en nous laissant transformer par Jésus au plus profond de nous-mêmes. L’Eucharistie que nous célébrons chaque dimanche nous donne de participer à la vie totale qui s’achève dans la résurrection. Pour cette vie nouvelle, nous pouvons chanter la louange de Dieu.

Le mois du Rosaire

Chaque année le mois d’Octobre c’est celui du Rosaire. C’est un temps fort qui débouche sur la fête de tous les saints le 1er novembre.

Le Rosaire est une forme de prière qui s’est progressivement élaborée au cours du Moyen Age et qui a été popularisée au XIIème siècle par saint Bernard puis par les dominicains. Une fête de Notre Dame du Rosaire est célébrée le 7 octobre. Cette fête a été instituée par le pape Pie V en 1573, après la victoire de Lépante en 1571 pour remercier Marie de cette victoire.

Tout au long de ce mois d’octobre, nous sommes plus spécialement invités à nous tourner vers la Vierge Marie en priant le Rosaire. Ce nom de rosaire vient de l’usage de couronner de roses les statues de la Vierge au Moyen Age, ces roses étant le symbole des prières adressées à Marie.

Aujourd’hui, la prière du Rosaire consiste en la récitation de quatre chapelets de cinq dizaines chacun (une dizaine étant composée d’un Notre Père et dix je vous salue). Cette prière nous fait méditer sur la place de Marie dans le mystère du Salut. Cette méditation comporte successivement :

Durant le 1er chapelet sur les cinq mystères joyeux : Annonciation, visitation, nativité, Présentation de Jésus au Temple, Jésus retrouvé au temple.

Durant le deuxième chapelet sur les cinq mystères lumineux : Le Baptême de Jésus, Les Noces de Cana. L’Annonce du Royaume de Dieu, La Transfiguration , L’Institution de l’Eucharistie

Durant le 3ème chapelet : sur les cinq mystères douloureux : Agonie au Jardin des Oliviers, , flagellation, couronnement d’épines, portement de croix, mort du Christ sur la croix

Durant le 4ème chapelet, sur les cinq mystères glorieux : Résurrection, Ascension, Pentecôte, Assomption, Couronnement de la Vierge.

La pratique du chapelet, individuelle ou collective est une forme de spiritualité à la portée de tous. Elle associe l’usage d’une formule courante de prière à une méditation personnelle du Salut en Jésus Christ. De nombreuses radios catholiques proposent le rosaire en Audio. Des applications sont également disponibles sur nos smartphones et nos tablettes

Bon mois du Rosaire à tous. Père Jean C

Les mauvaises langues

Chacun sait que la langue peut être la meilleure et la pire des choses. Il en est de même pour les réseaux qu’on appelle « sociaux » ; ils peuvent rapprocher des personnes qui ne se connaissaient pas. Des liens d’amitié se créent ; c’est très beau. Mais trop souvent, ils servent de défouloir pour déverser la rancœur : on accuse, on dénonce les coupables, on les enfonce. Tout cela ne fait que s’ajouter à la dose de poison qui pollue notre société. N’oublions pas que, dans le monde de la Bible, l’accusateur c’est Satan. Quand nous accusons les autres, nous entrons dans son jeu.

Pour en sortir, il est urgent de « puiser à la Source », la vraie. C’est au pied de la croix que nous la trouvons. Elle nous montre Jésus qui a livré son Corps et versé son sang pour nous et pour le monde entier, y compris pour nos pires ennemis. Il est venu « chercher et sauver ceux qui étaient perdus ». Chaque fois que nous les dénigrons, c’est contre lui que nous péchons.

Oui, bien sûr, il faut dénoncer le péché, le mal, la violence, les injustices ; mais le pécheur est une personne que Dieu veut sauver. C’est pour lui que Jésus a donné sa vie sur une croix. Il est le bon berger qui ne cesse de courir à la recherche de la brebis perdue. Dans l’Évangile, il nous donne son commandement : « Aimez-vous les uns les autres COMME je vous ai aimés » (autant que je vous ai aimés). Aimer c’est accueillir, c’est pardonner, c’est se donner, c’est suivre Jésus sur le chemin qu’il nous montre.

Pour répondre à cet appel du Seigneur, nous avons besoin de son aide. C’est vrai que nous nous sentons bien pauvres et bien limités. Mais grâce au contact régulier avec le Seigneur dans la prière, nous apprenons à nous ajuster à ce Dieu qui est amour. Nous apprenons à regarder le monde avec le regard de Celui qui a donné sa vie pour les pécheurs que nous sommes.

« Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.

O Seigneur, que je ne cherche pas tant à
être consolé qu’à consoler,
à être compris qu’à comprendre,
à être aimé qu’à aimer.

Car c’est en se donnant qu’on reçoit,
c’est en s’oubliant qu’on se retrouve,
c’est en pardonnant qu’on est pardonné,
c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie. »
(Prière attribuée à Saint François d’Assise)

 

Le sol devenait de plus en plus sec…

Nous avions repiqué des plants de salade, de céleri et de chou, et ils avaient besoin d’eau pour survivre. Chaque matin je prenais mon arrosoir, je le remplissais d’eau et je le portais jusqu’au jardin.

Chaque jour je souhaitais qu’il pleuve, non seulement pour être dispensée de porter l’eau, mais parce que le reste du jardin souffrait également.

Et puis un matin le ciel se couvrit. A midi quelques gouttes claquèrent contre la vitre. Peu après les nuages devinrent plus noirs. …Tout d’un coup la pluie s’est mise à tomber… Non seulement tout le jardin était-il arrosé, mais aussi la cour, les prés et les champs autour du village, les arbres… des hectares et des hectares de récoltes à venir qui allaient revivre et prospérer grâce à cette pluie sur des kilomètres à la ronde. Il ne s’agissait plus de quelques dizaines de litres d’eau, mais c’étaient des tonnes d’eau qui tombaient. Mon esprit était incapable de faire la comparaison entre les quelques dizaines de litres que j’avais portés et la quantité qui tombait à présent.

Alors j’ai dit : « Rends-toi compte à quel point mon arrosage quotidien était dérisoire à côté d’une averse comme celle-ci ».

Mon amie réfléchit un instant et me dit : « En effet, mais ton modeste arrosage a permis aux plantes de rester en vie jusqu’à ce qu’arrive la pluie d’aujourd’hui. Elles seraient mortes si tu ne les avais pas arrosées avec le peu que tu as pu. »

Sa réponse si simple se transforma pour moi en véritable leçon, qui resta gravée en moi longtemps après ces événements. Plus j’y réfléchissais, plus je pensais à d’autres « arrosages » dans notre vie.
L’aide que nous apportons à nos voisins et à nos proches est peu de chose en comparaison de ce que Dieu fait pour nous. Et pourtant la petitesse des choses que nous pouvons faire ne justifie pas de ne rien faire du tout. Même si nos « arrosages » sont désespérément dérisoires, notre aide, nos prières, nos conseils et notre exemple ne doivent jamais cesser tant qu’il reste de l’espoir. Puissions-nous davantage porter nos arrosoirs, si petits soient-ils, mais remplis d’amour, de paix, de bonne volonté, de patience et d’amour !

Le mariage

Ministères ordonnés

Ordinations de prêtres

(Prêtres diocésains)

On ne peut définir la nature et la mission du sacerdoce ministériel hors de ces « relations » qui ont leur source dans la Sainte Trinité  et se prolongent dans la sainte Enlise, Église particulière mais aussi dans l’Église universelle. Il s’agit de construire le Corps du Christ, en collaboration avec les évêques et les autres prêtres au service du peuple de Dieu et pour le salut du monde. On peut comprendre ainsi le caractère essentiellement « relationnel » de l’identité du prêtre : Le sacerdoce naît de l’amour du Père, de la grâce de Jésus Christ et du don de l’unité dans l’Esprit Saint : le prêtre est intégré sacramentellement dans la communion avec l’évêque et son presbyterium, pour servir les hommes et les conduire au Christ. D’où cette triple « relation » ou « communion » : au Christ Pasteur, à l’Église, évêque et prêtres, aux fidèles laïcs.

1. La relation au Christ Tête et Pasteur

La référence au Christ est absolument nécessaire pour la compréhension de la réalité de notre sacerdoce. Jésus est en son être même le « médiateur » parfait entre le Père et l’humanité, celui qui nous donne l’accès immédiat auprès de Dieu, grâce au don de l’Esprit Saint (cf. He 8-9). Il nous ouvre une fois pour toutes l’accès à la Maison du Père et il va conférer aux apôtres son autorité : « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre. Allez donc, de toutes les nations, faites des disciples… » (Mt 28.18-20). Institués par le Seigneur, les apôtres s’acquitteront de leur mission et ils ont appelé et habilité des hommes à continuer le même ministère.

Les prêtres sont ainsi appelés à prolonger la présence du Christ, unique et souverain Pasteur, appelés à « paître le troupeau de Dieu » à eux confié, appelés à proclamer la Parole et à conduire ledit troupeau au Père. Ils participent à l’unique sacerdoce du Christ et à sa mission rédemptrice, ayant été configurés par le Sacrement de l’ordre au Fils de Dieu, Tête et Pasteur, Serviteur et Époux de l’Église. Ils poursuivent dans l’histoire, jusqu’à la fin des temps, la mission de salut du Christ- lui-même, en faveur des hommes.

2. La relation à l’évêque et avec le presbyterium

Il n’y a pas de ministère sacerdotal en dehors de la communion avec le Souverain Pontife et le collège épiscopal, en particulier avec l’évêque du diocèse, à qui le « respect filial et l’obéissance »  promis à l’ordination et renouvelés à la messe chrismale, doivent être rendus. Véritable communion ministérielle, en vertu de la participation à l’unique sacerdoce du Christ, qui engage le prêtre à l’égard de son évêque et de ses frères prêtres. Loyale adhésion aux choix pastoraux, en évitant tout subjectivisme personnel, dans un réel souci de convergence d’idées et de programme. « L’union des prêtres et des évêques est une exigence particulière de notre temps… Aucun prêtre n’est en mesure d’accomplir sa mission isolément et comme individuellement ; il ne peut se passer d’unir ses forces à celles des autres prêtres sous la conduite des chefs de l’Église » (P.O. 7).

En vertu du sacrement de l’Ordre, « chaque prêtre est uni aux autres membres du presbyterium par des liens particuliers de charité apostolique, de ministère et de fraternité » (idem 8) et les prêtres devraient constituer une véritable « famille » du fait de la « grâce » du sacrement de l’Ordre, qui les configure au Christ et qui les unit par le lien de la charité, de la prière et de la coopération. Dans cet esprit fraternel, les prêtres ne doivent pas oublier de s’entraider pour le bon accomplissement de leur vie spirituelle, intellectuelle et humaine et nous retrouvons ici l’opportunité des associations sacerdotales, lesquelles sont là pour favoriser cette « communion dans le sacerdoce », pour trouver les moyens spécifiques de sanctification et d’évangélisation, pour surmonter les limitation et les faiblesses propres à la nature humaine.

3. La relation aux fidèles laïcs et autres…

« Homme de communion, le prêtre ne pourra exprimer son amour pour le Seigneur et pour l’Église sans le traduire par un amour effectif et inconditionnel pour le Peuple chrétien. » (Directoire pour le ministère et la vie des prêtres 30). Les prêtres sont donc placés au milieu des laïcs pour les conduire tous à l’unité dans l’amour : Ils sont au service de leur foi, de leur espérance et de leur charité. Par leur sacerdoce ministériel, ils aident le peuple de Dieu à exercer fidèlement et pleinement son sacerdoce commun ; mais ils doivent annoncer à tous les hommes la Bonne Nouvelle du salut, nouer des rapports fraternels avec les personnes de bonne volonté, poursuivant ainsi la vie et l’action du Christ lui-même.

Ils doivent savoir qu’ils sont chargés de tous ceux qui ne connaissent pas le Christ comme Sauveur, n’oubliant pas que l’Église a été envoyée par son Fondateur (cf. Marc 16.15) pour annoncer la Bonne Nouvelle du Salut à tous les hommes, en vue d’instaurer le Royaume de Dieu dans le monde entier, avec assurance et persévérance. Pasteur de la communauté, le prêtre vit et existe pour elle, il conduit à la rencontre avec le Christ, il réalise « l’Église-communion  » en réunissant la famille de Dieu et en permettant à l’homme d’aujourd’hui de s’unir avec Dieu. « Et vous mes frères, priez pour vos prêtres : Que le Seigneur répande sur eux les dons en surabondance, afin qu’ils soient les fidèles ministres du Christ souverain Prêtre, et vous conduisent à lui, l’unique source du Salut. » (Rénovation des promesses sacerdotales à la messe chrismale).

(Prêtres diocésains avril 2006)

Avant d’entrer au séminaire

Lorsqu’un garçon en arrive à se dire qu’il est sans doute appelé par le Seigneur à devenir prêtre, il aura quelques étapes à franchir avant d’entrer au séminaire.

1. Parler : Cette prise de conscience de sa vocation peut venir d’un événement spirituel important ou d’une lente maturation. Dans tous les cas, vient le moment où cet appel devra se dire. Certains vont se renseigner à partir de revues, des plaquettes, des sites Internet. Certains iront à une rencontre. Les plus avisés s’adresseront directement au prêtre de leur paroisse qui les orientera vers le service diocésain des vocations. Il y en a un dans chaque diocèse. Ils pourront y demander conseil et entamer une direction spirituelle

2. Discerner : Leur cœur s’étant ouvert au père spirituel, il sera souvent utile de prendre le temps d’une année pour se donner les moyens du discernement, notamment en participant à une équipe animée par le service diocésain des vocations

3. Décider : Lorsque vient le moment de la décision (quitter sa vie étudiante ou professionnelle) pour entamer une formation vers le sacerdoce, il est bon de suivre une retraite de plusieurs jours au cours de la quelle la décision sera prise sous le regard d’amour du Seigneur

4. Fonder dans le Christ : L’Église donne sa réponse à la demande d’entrée en formation. Dans beaucoup de diocèses, cela commence par une année de propédeutique. C’est un temps de rupture et de formation spirituelle dans la relation personnelle à Jésus Christ. Cette année décisive permettra de structurer la vie de prière, de renforcer les liens à l’Église et de mûrir la décision d’entrer au séminaire.

Service diocésain des vocations de Paris

Sites Internet : http://www.mavocation.org et http://vocations.cef.fr

ORDINATION AU DIACONAT

Le diacre a une triple mission.

Le diacre, configuré au Christ, est ordonné pour le service de l’Église. Sous l’autorité de l’évêque, il est envoyé en mission en tant que

« Serviteur de la charité

En ce sens il s’engage et engage les chrétiens à être artisans actifs de l’amour de Dieu pour les hommes et des hommes entre eux.
Dans la communauté où il est envoyé, il veille à ce que charité du Christ soit accueillie et exercée effectivement.

Serviteur de la Parole

Il aide l’Évêque et les prêtres en cette tâche urgente, en cette première charité d’annoncer la Bonne Nouvelle du Salut à tous les hommes.

Serviteur de la vie sacramentelle

Associé de manière particulière, en particulier, à la célébration de l’Eucharistie, il y puise la force d’être ministre de la charité du Christ.
Il baptise et bénit les mariages.
Il accompagne chacun vers ces sacrements. »

Liens : Le sacerdoce ministériel dans la symphonie des vocations

 

Le mois de Marie

Comme vous le savez, ce mois de mai est dédié à Marie. Ils sont nombreux, chaque année, ceux et celles qui ont l’habitude de se rassembler dans les divers lieux de pèlerinage à Lourdes, La Salette, Fatima et ailleurs. Les uns et les autres choisissent de se tourner vers Marie pour implorer sa protection. Cette année, cela n’est pas possible, mais nous savons bien qu’elle nous rejoint là où nous sommes.

Bien sûr, Marie ne tient pas le rôle de Dieu. Nous ne la prions pas comme une sorte de déesse. Son message, à Lourdes et ailleurs, nous renvoie au Christ. Il est le Chemin, la Vérité et la Vie. C’est par lui que nous passons pour aller vers le Père. Elle nous rappelle l’importance de la prière, de la conversion et de la pénitence. Elle-même nous a donné, tout au long de sa vie terrestre, le témoignage de sa foi et de son entière disponibilité aux appels de Dieu.

l’Évangile de saint Jean nous dit que Marie avait été invitée à un mariage. Jésus était là avec les disciples, c’est à dire les douze qui le suivaient. Or voilà qu’au beau milieu du repas, il n’y a plus de vin. C’est quelque chose de déshonorant pour la famille des mariés. Marie s’en aperçoit et elle le dit à Jésus. Ils n’ont plus de vin. La fête va être ratée. Et nous connaissons la suite… « Faites tout ce qu’il vous dira… » Puis le signe de l’eau changée en vin. Ces jeunes mariés avaient eu vraiment une très bonne idée d’inviter Marie et Jésus à leur mariage.

Marie a toujours la même attitude aujourd’hui : Elle voit tous ces gens qui souffrent, ceux qui n’ont plus de joie, plus d’amour, ceux qui n’ont plus d’espérance, ceux qui n’ont plus d’argent et plus de pain. Et elle nous renvoie à Jésus. Comme à Cana, elle nous dit : « Faites tout ce qu’il vous dira. » Ça veut dire : Prenez le temps d’écouter Jésus. Il ne vous parlera pas comme une personne qui est en face de vous. Mais sa parole, vous la trouvez en lisant l’évangile. Quand nous sommes réunis pour écouter cette bonne nouvelle, c’est Jésus qui nous parle. Et nous sommes invités à faire ce qu’il nous dit.

Aujourd’hui comme autrefois, Jésus nous redit inlassablement : « Puisez… remplissez… Puisez à la Source… Ressourcez-vous… Remplissez-vous de l’amour de Dieu le dimanche à l’église quand vous pourrez y aller , à la maison et partout où vous êtes. C’est auprès de lui que vous trouverez la vraie joie. Le signe le plus important, ce n’est pas l’eau changée en vin. Ce que Jésus veut transformer, c’est nous. Ensemble, nous devenons le Corps du Christ. Nous le savons bien, quand nous vivons dans l’égoïsme, nous augmentons la dose de poison et de haine dans le monde.

Mais si nous nous mettons à l’écoute de la parole de Dieu, si nous faisons ce qu’il nous dit, si nous puisons à la source, cela ne résoudra pas tous nos problèmes, mais nous augmenterons la dose d’amour dans le monde. Finalement, le signe de Cana, c’est chaque jour qu’il peut se réaliser. Mais pour cela, il nous faut écouter Jésus et faire ce qu’il nous dit. Marie est là pour nous le rappeler.

Lettre du pape François à tous les fidèles pour le mois de mai 2020 : LIRE

Lettre apostolique de saint JEAN-PAUL II « ROSARIUM VIRGINIS MARIAE » au clergé et aux fidèles sur le Rosaire : LIRE

Application « Chapelet de Lourdes » pour tablettes et smartphones

 

Mystères Joyeux


Mystères lumineux

Mystères douloureux


Mystères glorieux

Marie au secours

Nouveau sur ce site : Marie au secours… Prions en Église (messes, confessions de désir, chemin de croix… Prières…)… Célébrations pascales – Diocèse de Rodez Et tout s’est arrêté… Préparons dimanche

Le 25 mars, c’était la fête de l’Annonciation. Peu de temps après, c’est la visitation. La Vierge Marie rend visite à sa cousine Élisabeth, devenue enceinte du futur Jean Baptiste. Elle y va pour l’aider mais aussi pour partager sa joie. Jean Baptiste tressaille déjà d’émotion à l’approche de Jésus. Marie ne s’est pas préoccupée de sa propre fatigue. Elle a beaucoup marché pour rejoindre Élisabeth. Elle savait le besoin que celle-ci avait d’elle sur le plan matériel, psychologique et spirituel. Il lui fallait une aide-ménagère mais aussi un être à ses côtés pour communier au miraculeux bonheur de la vie.

La Vierge n’a pas changé.  Si nous l’appelons, elle accourt toujours vers nous. Et Jésus est en elle ou à ses côtés. En ces jours difficiles, nous la supplions pour notre monde qui souffre de la pandémie du coronavirus. Nous lui confions aussi tous ceux et celles dont les médias ne parlent plus en ce moment, les victimes des guerres, de la précarité, de la haine et de la violence des hommes… Oui, bien sûr, nous ne sommes pas Élisabeth et Marie n’est pas notre cousine. Elle est encore plus puisque elle est notre mère. Ainsi l’a voulu Jésus sur la croix. La Vierge est venue dans notre vie. Elle vient toujours comme pour Élisabeth.

La Visitation c’est quand une personne vient vers toi avec Jésus en elle. En période de confinement, nous utilisons tous les moyens possibles (téléphone, Internet et surtout la prière)  pour être proches les uns des autres. Quand l’Amour s’approche de nous, c’est extraordinaire.

La visitation c’est aussi quand nous allons vers l’autre pour l’aider, l’encourager, mais aussi pour lui porter ce Dieu Amour et le faire resplendir dans la mesure où il nous habite. Ce n’est pas nous qui aimons mais toujours lui en nous.

Prière de St Bernard
MARIE
Que son nom ne quitte pas tes lèvres, qu’il ne quitte pas ton cœur.
En suivant Marie, on ne dévie pas, on ne désespère pas ;
Si elle te protège, tu ne craindras pas ;
Si elle te guide, tu ne connaîtras pas la fatigue.
Si elle est avec toi, tu es sûr d’arriver au but.
Et quand les vents de la tempête se lèvent, regarde l’Étoile qui s’appelle MARIE.

Pages mises régulièrement à jour
Prions en Église (en période de confinement)
– Messe avec le pape François.
– Messes célébrées la chapelle de l’Évêché de Rodez.
– Confession spirituelle et communion de désir..
– Parole de Dieu chaque jour.
– Autres (le moment venu)…
Préparons dimanche (même si nous ne pouvons nous rendre aux célébrations communautaires).

 


Mystères Joyeux


Mystères lumineux

Mystères douloureux


Mystères glorieux

Coronavirus

Suite aux mesures qui ont été prises pour combattre le coronavirus, notre vie se trouve bouleversée. Nous, chrétiens, nous ne pouvons plus nous réunir pour célébrer l’Eucharistie. Les enfants et les jeunes sont privés des rencontres de catéchèse et d’aumônerie. Les visites aux personnes âgées sont interdites… Nous sommes tous obligés de rester chez nous.

Mais tout cela ne doit pas nous empêcher de « puiser à la Source ». La vie chrétienne continue. Cette situation inédite est une occasion favorable pour remettre en valeur la prière en famille en communion avec l’Église universelle. Ce site vous propose quelques possibilités parmi bien d’autres :
– Chaque jour, la vidéo de la messe du pape François et commentaire de  l’Évangile du jour
Neuvaine et chapelet de Lourdes
– Différentes approches de l’Évangile de dimanche prochain
– Les sacrements… Marie… Témoignages… vidéo…
– Et… pour être sérieux jusqu’au bout… une page d’humour. (Bien sûr, vous n’êtes pas obligés de commencer par cette page)

Nous ne pouvons plus nous rassembler mais il importe que nous soyons proches les uns des autres. Nous le ferons par la prière ; oui, bien sûr, mais n’oublions pas d’être attentifs à ceux qui sont seuls. Prenons des nouvelles par téléphone. Ceux qui ne peuvent plus se déplacer apprécient ces gestes d’attention.

Prière à Marie

Oh Marie,
tu brilles toujours sur notre chemin
en signe de salut et d’espoir.
Nous te faisons confiance, Reine des malades,
toi qui a gardé une foi ferme
alors que tu as partagé la douleur de Jésus
au pied de la croix.
Toi, salut du peuple romain,
tu sais ce dont nous avons besoin
et nous sommes sûrs que tu exauceras nos demandes,
tout comme tu as fait revenir la joie et la fête
lors des noces de Cana en Galilée,
après un moment d’épreuve.
Aide-nous, Mère de l’Amour Divin,
à nous conformer à la volonté du Père
et à faire ce que Jésus nous dit,
Lui qui a pris sur lui nos souffrances
et a été chargé de nos douleurs
pour nous porter à travers la croix
à la joie de la résurrection. Amen.
Sous ta protection, nous nous réfugions,
Sainte mère de Dieu.
Ne méprise pas les demandes
que nous t’adressons dans le besoin.
Au contraire, délivre-nous de tout danger,
Oh glorieuse et bénie Vierge Marie.

Bien à vous, et en union de prière,