Bonne année 2021

Le 1er janvier, nous nous retrouvons pour nous adresser des vœux de bonne année. C’est une tradition qui nous donne l’occasion de faire un pas les uns vers les autres et c’est très heureux. Cette nouvelle étape nous fait également réfléchir au temps qui passe, au temps perdu et au temps gagné. Une année de plus, c’est une nouvelle chance de réussir ce que nous n’avons pas pu réaliser hier.

En venant à l’église, nous voulons confier au Seigneur cette nouvelle année. Nous le prions pour tous ceux que nous aimons et pour ceux que nous n’aimons pas assez. Un jour, il nous a dit qu’il est venu allumer un feu sur la terre. Nous lui demandons qu’il nous donne de partager sa hâte de voir se répandre cet embrasement d’amour dont il veut remplir le monde. Tout naturellement, l’Église nous invite aujourd’hui à nous tourner vers Marie. Les évangiles nous en parlent très peu, mais ce qu’ils nous disent est très important. Rappelons-nous : Après l’Annonciation, elle va porter la bonne nouvelle dans la maison de Zacharie. Et elle peut constater l’accomplissement de ce que le Seigneur lui avait dit. Sa cousine Élisabeth en est à son sixième mois.

Avec l’Évangile de ce jour, c’est le même souci de partager la bonne nouvelle qui anime les bergers. Tout comme Marie, ils vont annoncer ce qui leur a été dit et ils peuvent constater que ce qui leur a été dit s’est réalisé. Dans la Bible, les récits d’une intervention du Seigneur se terminent souvent par des réactions de témoins. Ici c’est la même chose: Tous s’étonnent de ce que disent les témoins. L’événement est en effet extraordinaire : Dans cet enfant emmailloté, un Sauveur, Christ et Seigneur est né pour nous. A Pâques, ce sera le même étonnement quand les femmes puis les apôtres annonceront la résurrection du Seigneur Jésus. Pour Marie, pour les bergers et pour tous les témoins de ces merveilles de Dieu, c’est la joie et l’action de grâce.

Dans l’évangile de ce jour, il y a une parole importante : « Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. » Elle relit en pensée les pages de sa vie où Dieu lui a tracé un chemin qui l’a conduite jusque là. Tout cela est allé très vite pour elle. Mais sa méditation est une action de grâce pour toutes les merveilles que Dieu a réalisées tout au long de l’histoire biblique.

Dans un monde où tout va si vite, il nous est bon de prendre du recul pour méditer en notre cœur les événements de notre vie et de notre monde. Face aux épreuves de la vie, la pandémie, les catastrophes, les guerres, les conflits entre personnes, nous risquons de sombrer dans la morosité et le défaitisme. Or ce découragement, c’est tout le contraire de l’évangile. Je dirai même que c’est la pire des tentations car elle risque de nous détourner de Dieu et de notre mission.

Pour Marie, c’est tout le contraire. Comme tous les gens de son temps, elle aurait pu ne voir que ce qui allait mal dans son pays. En fait, les événements qu’elle retient et qu’elle médite, ce sont les merveilles de Dieu. Elle prend la mesure de la vocation de son enfant qui est le Fils de Dieu. Elle découvre ce que sera sa propre mission auprès de lui. Bien sûr, elle ne sait pas tout ; elle doit chercher et prier ; elle doit demander au Seigneur ce qu’il attend d’elle ; elle se sent toute petite mais elle reste confiante en Celui qui élève les humbles.

A la suite de Marie et avec elle, nous sommes invités à méditer les événements de notre vie. Nous avons la chance de pouvoir le faire à la lumière de l’évangile. Même quand tout va mal, n’oublions jamais que le Seigneur est toujours « là au cœur de nos vies » et que « rien ne peut nous séparer de son amour. » Notre foi au Christ ressuscité doit nous amener à changer notre regard sur nous-mêmes et sur les autres. Comme pour les disciples d’Emmaüs, ce changement ne sera possible que si nous prenons le temps de nous nourrir de la Parole de Dieu et de l’Eucharistie.

Ce jour est un appel à nous ouvrir à l’avenir que Dieu nous donne. Commencer une nouvelle année, c’est se retrouver face à l’inconnu. Nous voudrions faire des prévisions mais elles sont fragiles et souvent démenties. L’avenir nous réserve toujours des surprises : Que sera cette nouvelle année pour nous ? Pour le monde ? Ces incertitudes ne doivent pas nous paralyser ni nous décourager. Les fatalistes voudraient nous faire croire que tout est écrit : Ce n’est pas vrai ; Dieu est amour et il ne veut pas le malheur des hommes. Cette année sera ce que Dieu voudra mais aussi ce que nous la ferons, dans la confiance et la sérénité. Rappelons-nous saint Paul : « Nous sommes plus que vainqueurs par Celui qui nous a aimés. »

Ce premier janvier est aussi la journée mondiale de la paix. Nous pensons à tous ces pays si douloureusement marqués par la guerre et la violence mais aussi à tous les conflits familiaux et entre voisins. La vraie conversion suppose un changement de regard sur ceux et celles qui nous entourent. Pour que la paix sur la terre soit obtenue, il faut que les hommes communiquent entre eux et apprennent à se faire confiance.

Celui dont nous célébrons la naissance a été appelé « le Prince de la Paix. » Il a réconcilié tous les hommes avec Dieu par sa croix. Il a tué la haine une fois pour toutes. Et à la Pentecôte, il a envoyé son Esprit d’amour dans le cœur de tous les hommes. Comme Marie et avec elle, apprenons à méditer ces merveilles de Dieu en notre cœur. Laissons-nous conduire par le Christ. Il est le Chemin, la Vérité et la Vie. C’est avec lui que 2021 sera une BONNE ANNÉE.

Retrouver le vrai Noël

Nous nous préparons à fêter Noël. À cette occasion, nous devons nous rappeler que c’est d’abord une fête chrétienne. Malheureusement, pour beaucoup, elle est devenue une fête populaire déconnectée de tout fondement religieux.

Les premiers chrétiens ne fêtaient pas Noël. Cette fête n’a été instituée qu’au quatrième siècle. Elle a été diffusée par la christianisation progressive de l’Europe et du Bassin méditerranéen. La date du 25 décembre, qui a été choisie, correspond au solstice d’hiver (pour l’Hémisphère Nord). Les nuits commencent à raccourcir. C’est une manière de dire que la lumière est en train de l’emporter sur les ténèbres. C’est l’arrivée de Celui qui sera vainqueur de la mort et du péché.

Dans le monde païen, cette période donnait lieu à de grandes festivités : fête germanique de Yule, fête de Mithra, Saturnales Romaines… Les chrétiens ont choisi cette date pour fêter la naissance de Celui qui se présentera comme la « Lumière du monde ». Avec lui, c’est une ère nouvelle qui a commencé. Le cardinal Eyt disait que « nous ne sommes pas deux mille ans après Jésus Christ mais deux mille ans avec Jésus Christ. »

Au moment où Noël est en train de redevenir une fête païenne (« fête de fin d’année »), il nous est bon de revenir à la source. La pandémie a bousculé le côté commercial de cette fête. Pour beaucoup, c’est devenu dramatique ; certains ont dit : « Il faut sauver Noël » ; mais Noël n’a pas besoin d’être sauvé ; c’est lui qui vient nous sauver. Nous, chrétiens, nous ne devons pas oublier que Noël c’est d’abord Jésus qui est né dans des conditions misérables dans un abri pour animaux. Il continue à nous rejoindre dans nos pauvretés, notre péché.

Vivre Noël, ce n’est pas d’abord préparer de grandes festivités, c’est surtout accueillir Jésus qui veut naître en nous. C’est en lui que nous trouverons la vraie joie ; les illuminations de nos maisons et de nos rues ne sont qu’un petit symbole de Celui qui est la Lumière du monde et qui nous appelle tous à la sainteté. Une petite fille de 8 ans qui avait vu les vitraux de son église disait qu’un saint « c’est quelqu’un qui laisse passer la lumière ». Accueillons cette Lumière qui vient du Christ et communiquons-la à tous ceux et celles qui nous entourent.

Bon Noël à tous.

« En Avent ! »

Avec le premier dimanche de l’Avent, le 1er décembre, nous commençons une nouvelle année liturgique. Comme chacun le sait, l’année civile commence le 1er janvier et l’année scolaire en début septembre. Pour nous, chrétiens, le temps de l’Avent marque le début d’une nouvelle étape qui nous conduira jusqu’à Noël, Pâques, l’Ascension, la Pentecôte…

Certains se disent qu’il n’y aura pas de Noël cette année. Détrompez-vous : Noël sera bien là, mais il sera peut-être « plus silencieux, plus profond, plus semblable à celui dans lequel Jésus est né dans la solitude ». Il n’y aura peut-être pas beaucoup de lumières sur la terre. Mais le monde entier est invité à accueillir Celui qui est « la Lumière du monde ». Ce Jésus de la crèche est venu dans le monde pour « partager notre pauvreté, nos épreuves, nos pleurs, nos angoisses et notre orphelinat. Noël aura lieu parce que nous avons besoin d’une lumière divine au milieu de tant d’obscurité. »

Avec le premier dimanche, nous découvrons qu’il ne suffit pas de rêver à Noël et à la crèche. Les textes bibliques nous annoncent que le Christ reviendra. Ce sera la naissance d’un monde nouveau bien plus merveilleux que celui dans lequel nous vivons. Ce sera la victoire de l’Amour sur les forces du mal et de la haine. C’est de cette bonne nouvelle que nous avons à témoigner auprès de tous ceux qui ne le savent pas.

Ce temps de l’Avent nous invite à accueillir le Christ qui vient. Il nous rejoint dans ce monde tel qu’il est, dans cette société qui nous pousse à consommer toujours plus. L’important ce n’est pas de remplir nos caddies mais de remplir notre cœur de l’amour qui est en Dieu. Noël ne se prépare pas d’abord dans les magasins mais dans le silence et le recueillement.

Ce temps de l’Avent est là pour nous dire que le but de notre vie est en Dieu. C’est le moment de renouveler notre regard en veillant avec le Christ dans la prière. Le Seigneur que nous attendons est déjà là au cœur de nos vies. Il est présent en chacun de ceux et celles qui nous entourent, en particulier celui qui a faim, celui qui est rejeté.

J’ai le souvenir d’une émission télévisée très significative : C’était la veille de Noël : Un jeune couple originaire du Moyen Orient cherchait un hébergement dans les hôtels d’une grande ville de chez nous. La jeune femme était enceinte. Partout, c’était le même refus ; on ne pouvait pas les recevoir : « Vous comprenez, avec les fêtes, ce n’est pas possible… » Cela ne vous rappelle rien ?

Vivre Noël, c’est accueillir Jésus qui vient. Saurons-nous le reconnaître ?

Face au confinement

Depuis le début du mois de novembre, nous voici revenus en période de confinement. Chez nous comme dans de nombreux autres pays, il fallait faire face à une pandémie plus virulente que la première. Le constat est sans appel : malades de plus en plus nombreux, hôpitaux surchargés, personnel soignant épuisé et surtout de nombreux décès. Face à cette recrudescence, les pouvoirs publics ont sifflé la fin de la récréation estivale. Il fallait tout faire pour se protéger et protéger les autres.

 

En conséquence, il est devenu impératif de respecter les « gestes barrière ». Il y a beaucoup de choses que nous ne pouvons plus faire : fini les sorties théâtre ou cinéma, les dîners ou apéros entre amis, les achats de produits non essentiels… Nous chrétiens, nous ne pouvons plus nous rassembler à l’église pour célébrer l’Eucharistie. Beaucoup ont du mal à le supporter. Mais je lisais dans une revue : « le chrétien est-il né au monde pour râler ou pour glorifier ? Pour se joindre à la cohorte des boudeurs ou à celle des saints ? » La réponse nous appartient.

Cette habitude de toujours râler, c’est très mauvais, ça donne « des aigreurs d’estomac ». Une alternative est possible : si nous le voulons bien, cette période peut devenir un temps de retraite. Le confinement nous oblige à nous retirer loin des bruits et de l’agitation de ce monde. Pour nous chrétiens, c’est très important : ce contact régulier avec le Seigneur nous aidera à raviver « notre flamme intérieure ».

De nombreux moyens nous sont proposés pour nourrir notre vie spirituelle : messes diffusées à la télévision, sur KTO, sur les sites Internet des diocèses et de nombreuses paroisses… Beaucoup savent faire preuve d’ingéniosité grâce aux nouvelles technologies : réunions en visio-conférence, sites Internet… etc. C’est une chance dont il faut profiter.

Un dernier point : nos rencontres physiques sont limitées, mais cela ne nous empêche pas d’être attentifs aux autres, en particulier aux personnes seules. Pendant le premier confinement, beaucoup leur ont téléphoné. Certains ce sont proposés pour leur faire les courses. Nous apprécions ces gestes de solidarité à leur juste valeur. Nous chrétiens; nous croyons qu’à travers les autres, c’est le Seigneur que nous servons. C’est à notre amour que nous serons jugés. C’est lui que fait la valeur de toute vie.

Père Jean Compazieu

 

Prions pour les défunts

Le mois de novembre est traditionnellement consacré à la prière pour les défunts. Ils font partie de notre vie, de notre histoire. Leur départ a été pour nous une séparation douloureuse. Pour d’autres cela s’est passé d’une manière plus paisible. C’est ce qui arrive quand on sait qu’un défunt a vécu toute sa vie pour cette rencontre avec le Seigneur.

Prier pour les défunts, c’est raviver notre espérance face à la réalité mystérieuse de la mort. Nous nous rappelons que la résurrection de Jésus nous ouvre un chemin. Avec lui nous sommes sûrs de triompher de la mort et du péché, dès maintenant et pour l’éternité. Cette prière nous invite également à réfléchir sur notre vie et à voir ce qui en fait la valeur. La seule chose qui en restera c’est notre amour pour Dieu et pour tous nos frères. Tout ce que nous aurons fait au plus petit d’entre les siens c’est à lui que nous l’aurons fait. « Dis-moi quel est ton amour et je te dirai qui tu es. » (Jean Paul II)

Un jour, Jésus a dit : « Je suis la résurrection et la vie, celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra. » Ce message nous rejoint dans notre désir de vivre. Nous le voyons bien, notre société se protège de plus en plus en prenant des assurances tous risques. Elle cherche à prolonger le plus longtemps possible la jeunesse ; elle lutte tant qu’elle peut contre les maladies. Pensons aussi à tous ceux et celles qui fantasment sur la réincarnation. Cette croyance ne fait pas partie de la foi des chrétiens. Tout le message de l’évangile est construit sur la résurrection de Jésus. Sans Jésus ressuscité, notre foi serait vaine. C’est son chemin que nous sommes invités à emprunter.

Il y a un mot qui pourrait résumer le message de cet évangile : C’est le mot « Passage. » L’évangile nous rappelle que toute notre vie nous prépare à passer de ce monde au Père. Mais nous nous rappelons aussi qu’au jour de notre baptême, nous avons été plongés dans l’amour de Dieu qui est Père, Fils et Saint Esprit, Dieu qui est amour. Désormais rien ne peut plus être comme avant. Nous avons sans cesse à passer d’une vie sans Dieu à une vie remplie de son amour.

Cette découverte, nous la faisons à travers le cheminement de Marthe. Elle vient de dire : « Je sais qu’il ressuscitera à la fin des temps. » Mais Jésus l’invite à faire un pas de plus : « Je suis la résurrection et la Vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra. » Croire à la résurrection à la fin des temps, c’est déjà pas mal. Mais avec l’évangile de ce jour, nous sommes invités à aller plus loin : la résurrection est en Jésus. À la suite de Marthe, nous sommes invités à faire confiance à sa parole.

La suite, nous la connaissons : « Enlevez la pierre… Lazare, viens dehors ! » Lazare est réellement mort. Jésus ne cache pas sa tristesse. Il pleure sur son ami comme nous le faisons pour l’un des nôtres qui vient de mourir. Mais il avait précisé que cette maladie était orientée vers la gloire de Dieu. Ce deuil va être l’occasion de la révéler. En même temps, nous voyons Marthe faire un passage important : Elle passe du « Je sais » au « Je crois. » Elle passe de la certitude théorique à la reconnaissance de celui qui est la résurrection.

Voilà cette bonne nouvelle qui remplit nos cœurs d’espérance : Celui qui croit en Jésus découvre avec émerveillement que la mort n’a pas le dernier mot. Désormais notre vie a un sens. Ce qui compte désormais c’est de suivre Jésus et de lui rester fidèles. Il nous assure que rien ne peut nous séparer de son amour : « Je suis avec vous tous les jours et jusqu’à la fin du monde. » Pour le moment, nous sommes en chemin avec des hauts et des bas. Mais le Seigneur est toujours là pour nous donner la force et le courage de tenir bon jusqu’au bout.

Notre foi en la résurrection est liée à notre foi au vrai Dieu qui est amour et vie. Il n’est pas le Dieu de la mort, mais celui de la vie. Son grand projet c’est de nous faire partager la plénitude de sa vie et de son amour. Pour le moment, nous sommes en apprentissage de notre vie de ressuscités. Nous sommes en train de ressusciter en nous laissant transformer par Jésus au plus profond de nous-mêmes. L’Eucharistie que nous célébrons chaque dimanche nous donne de participer à la vie totale qui s’achève dans la résurrection. Pour cette vie nouvelle, nous pouvons chanter la louange de Dieu.

Le mois du Rosaire

Chaque année le mois d’Octobre c’est celui du Rosaire. C’est un temps fort qui débouche sur la fête de tous les saints le 1er novembre.

Le Rosaire est une forme de prière qui s’est progressivement élaborée au cours du Moyen Age et qui a été popularisée au XIIème siècle par saint Bernard puis par les dominicains. Une fête de Notre Dame du Rosaire est célébrée le 7 octobre. Cette fête a été instituée par le pape Pie V en 1573, après la victoire de Lépante en 1571 pour remercier Marie de cette victoire.

Tout au long de ce mois d’octobre, nous sommes plus spécialement invités à nous tourner vers la Vierge Marie en priant le Rosaire. Ce nom de rosaire vient de l’usage de couronner de roses les statues de la Vierge au Moyen Age, ces roses étant le symbole des prières adressées à Marie.

Aujourd’hui, la prière du Rosaire consiste en la récitation de quatre chapelets de cinq dizaines chacun (une dizaine étant composée d’un Notre Père et dix je vous salue). Cette prière nous fait méditer sur la place de Marie dans le mystère du Salut. Cette méditation comporte successivement :

Durant le 1er chapelet sur les cinq mystères joyeux : Annonciation, visitation, nativité, Présentation de Jésus au Temple, Jésus retrouvé au temple.

Durant le deuxième chapelet sur les cinq mystères lumineux : Le Baptême de Jésus, Les Noces de Cana. L’Annonce du Royaume de Dieu, La Transfiguration , L’Institution de l’Eucharistie

Durant le 3ème chapelet : sur les cinq mystères douloureux : Agonie au Jardin des Oliviers, , flagellation, couronnement d’épines, portement de croix, mort du Christ sur la croix

Durant le 4ème chapelet, sur les cinq mystères glorieux : Résurrection, Ascension, Pentecôte, Assomption, Couronnement de la Vierge.

La pratique du chapelet, individuelle ou collective est une forme de spiritualité à la portée de tous. Elle associe l’usage d’une formule courante de prière à une méditation personnelle du Salut en Jésus Christ. De nombreuses radios catholiques proposent le rosaire en Audio. Des applications sont également disponibles sur nos smartphones et nos tablettes

Bon mois du Rosaire à tous. Père Jean C

Les mauvaises langues

Chacun sait que la langue peut être la meilleure et la pire des choses. Il en est de même pour les réseaux qu’on appelle « sociaux » ; ils peuvent rapprocher des personnes qui ne se connaissaient pas. Des liens d’amitié se créent ; c’est très beau. Mais trop souvent, ils servent de défouloir pour déverser la rancœur : on accuse, on dénonce les coupables, on les enfonce. Tout cela ne fait que s’ajouter à la dose de poison qui pollue notre société. N’oublions pas que, dans le monde de la Bible, l’accusateur c’est Satan. Quand nous accusons les autres, nous entrons dans son jeu.

Pour en sortir, il est urgent de « puiser à la Source », la vraie. C’est au pied de la croix que nous la trouvons. Elle nous montre Jésus qui a livré son Corps et versé son sang pour nous et pour le monde entier, y compris pour nos pires ennemis. Il est venu « chercher et sauver ceux qui étaient perdus ». Chaque fois que nous les dénigrons, c’est contre lui que nous péchons.

Oui, bien sûr, il faut dénoncer le péché, le mal, la violence, les injustices ; mais le pécheur est une personne que Dieu veut sauver. C’est pour lui que Jésus a donné sa vie sur une croix. Il est le bon berger qui ne cesse de courir à la recherche de la brebis perdue. Dans l’Évangile, il nous donne son commandement : « Aimez-vous les uns les autres COMME je vous ai aimés » (autant que je vous ai aimés). Aimer c’est accueillir, c’est pardonner, c’est se donner, c’est suivre Jésus sur le chemin qu’il nous montre.

Pour répondre à cet appel du Seigneur, nous avons besoin de son aide. C’est vrai que nous nous sentons bien pauvres et bien limités. Mais grâce au contact régulier avec le Seigneur dans la prière, nous apprenons à nous ajuster à ce Dieu qui est amour. Nous apprenons à regarder le monde avec le regard de Celui qui a donné sa vie pour les pécheurs que nous sommes.

« Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.

O Seigneur, que je ne cherche pas tant à
être consolé qu’à consoler,
à être compris qu’à comprendre,
à être aimé qu’à aimer.

Car c’est en se donnant qu’on reçoit,
c’est en s’oubliant qu’on se retrouve,
c’est en pardonnant qu’on est pardonné,
c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie. »
(Prière attribuée à Saint François d’Assise)

 

Le sol devenait de plus en plus sec…

Nous avions repiqué des plants de salade, de céleri et de chou, et ils avaient besoin d’eau pour survivre. Chaque matin je prenais mon arrosoir, je le remplissais d’eau et je le portais jusqu’au jardin.

Chaque jour je souhaitais qu’il pleuve, non seulement pour être dispensée de porter l’eau, mais parce que le reste du jardin souffrait également.

Et puis un matin le ciel se couvrit. A midi quelques gouttes claquèrent contre la vitre. Peu après les nuages devinrent plus noirs. …Tout d’un coup la pluie s’est mise à tomber… Non seulement tout le jardin était-il arrosé, mais aussi la cour, les prés et les champs autour du village, les arbres… des hectares et des hectares de récoltes à venir qui allaient revivre et prospérer grâce à cette pluie sur des kilomètres à la ronde. Il ne s’agissait plus de quelques dizaines de litres d’eau, mais c’étaient des tonnes d’eau qui tombaient. Mon esprit était incapable de faire la comparaison entre les quelques dizaines de litres que j’avais portés et la quantité qui tombait à présent.

Alors j’ai dit : « Rends-toi compte à quel point mon arrosage quotidien était dérisoire à côté d’une averse comme celle-ci ».

Mon amie réfléchit un instant et me dit : « En effet, mais ton modeste arrosage a permis aux plantes de rester en vie jusqu’à ce qu’arrive la pluie d’aujourd’hui. Elles seraient mortes si tu ne les avais pas arrosées avec le peu que tu as pu. »

Sa réponse si simple se transforma pour moi en véritable leçon, qui resta gravée en moi longtemps après ces événements. Plus j’y réfléchissais, plus je pensais à d’autres « arrosages » dans notre vie.
L’aide que nous apportons à nos voisins et à nos proches est peu de chose en comparaison de ce que Dieu fait pour nous. Et pourtant la petitesse des choses que nous pouvons faire ne justifie pas de ne rien faire du tout. Même si nos « arrosages » sont désespérément dérisoires, notre aide, nos prières, nos conseils et notre exemple ne doivent jamais cesser tant qu’il reste de l’espoir. Puissions-nous davantage porter nos arrosoirs, si petits soient-ils, mais remplis d’amour, de paix, de bonne volonté, de patience et d’amour !

Le dogme de l’Assomption

Le dogme catholique de l’Assomption de Marie considère que cet événement est une préfiguration de ce qui se passera à la fin des temps quand l’Église tout entière sera emmenée au ciel. Tous les membres du Corps du Christ ressusciteront d’entre les morts grâce au Christ. Ils auront un corps glorifié pour l’éternité dans une grande intimité avec Dieu.

La présence de Marie auprès des apôtres entre l’Ascension et le Pentecôte contribue à l’établir comme Mère de l’Église. Elle est auprès d’eux au Cénacle (Actes 1, 14). Il serait peut-être plus exact de dire que les apôtres étaient avec Marie et qu’elle ne cessait de les réconforter depuis la mort de Jésus. Nous n’oublions pas qu’ils étaient désemparés. Marie, qui n’avait jamais perdu confiance, leur redonnait courage.

Le concile Vatican II a voulu préciser la place de Marie pour les catholiques. C’est quelqu’un qui fait partie intégrante de L’Église dont elle est un membre éminent. Son rôle est d’être tout entière tournée vers le Christ. C’est ainsi qu’elle se rend disponible à ‘action de l’Esprit Saint en elle. Elle ne cesse de nous rappeler que la Vérité est dans le Christ et pas ailleurs. Le seul médiateur entre Dieu et les hommes c’est le Christ. Voilà le message de Marie.

L’Église enseigne qu’au terme de sa vie terrestre, Marie a été enterrée comme cela se faisait à l’époque. Mais son corps a été préservé de la décomposition. Par l’action de son fils Jésus Christ, elle est « montée au ciel » corps et âme. Cela ne veut pas dire « décoller à la verticale » comme un avion, mais aller vers Dieu.

Pourquoi Jésus a-t-il fait cela pour elle ?
Comme tous les humains, Jésus éprouve une profonde affection pour sa mère. Si nous avions ce pouvoir, nous aurions souhaité pouvoir garder intact le corps de notre maman. Nous aurions souhaité être avec elle au ciel. Faire de Jésus un être détaché de tout sentiment humain serait lui dénier toute humanité. Pendant des siècles, les chrétiens
En outre, si Jésus a fait monter sa mère au ciel, c’est pour donner un signe d’encouragement aux hommes. La Tradition enseigne que l’Assomption de Marie a aussi une valeur pédagogique. Elle donne espoir et consolation aux hommes qui voient ce que Jésus a fait pour sa mère. Tout cela, il veut aussi le faire pour tous les hommes. Elle a été la première mais elle ne sera pas la seule à être emmenée au ciel

Nos frères protestants ont raison de dire qu’il n’y a aucune mention de l’Assomption de Marie dans la Bible. Un récit apocryphe en parle, mais il n’a jamais servi à définir ce dogme.

Les catholiques considèrent que la Révélation divine nous est donnée par deux sources :
La Parole écrite (la Bible)
La Parole non écrite (la Tradition)

Quand la Bible se tait sur un sujet, la Tradition vient suppléer ce manque et fournir des réponses. C’est ainsi qu’elle nous dit que Marie a été enlevée au ciel par Dieu. Ce dogme a été promulgué par Pie XII le 1er novembre 1950. Il n’a fait que transcrire l’ancienne tradition en dogme, cette tradition étant reconnue comme inspirée par l’Esprit Saint.

Dans la Bible, nous trouvons une allusion à l’Assomption de Marie : « Un grand signe apparut dans le ciel, une femme vêtue du soleil, la lune sous ses pieds, et sur sa tête une couronne de Douze étoiles » (Apocalypse 12, 1)

Le mariage