Entrée en Carême

Chaque année, le mercredi des Cendres marque le début du Carême. Pour les plus anciens, cette période évoque le temps des légumes à l’eau. Ils gardent le souvenir des liturgies quelque peu austères et des homélies parfois moroses. Pour les générations actuelles, le Carême évoque le bol de riz, l’action de solidarité, le souci du Tiers-monde.

Oui, bien sûr, tout cela fait partie du Carême. Mais ce ne sont que des moyens. Le but du Carême est à chercher ailleurs. Le but de ces quarante jours c’est de nous débarrasser de tout ce qui nous encombre, à l’extérieur comme à l’intérieur de nous. Nous nous en libérons pour n’avoir plus dans le cœur que l’essentiel : Jésus mort et ressuscité.

Parmi les moyens qui conduisent à ce but, l’Évangile nous en donne un qui est décisif. Tout d’abord celui de l’isolement : « Retire-toi… ferme ta porte… » Pour se rendre plus proche de Dieu, il faut s’éloigner de bruits extérieurs. Nous ne pourrons vraiment rencontrer et contempler Dieu que dans l’intimité. C’est ce qui se passe dans un couple : pour se retrouver en vérité, il a parfois besoin de s’isoler de ses enfants et de ses amis.

Pendant ce Carême et tout au long de notre vie, c’est le Seigneur lui-même qui nous appelle : « Revenez à moi de tout votre cœur… » Il voit bien que trop souvent, nous sommes loin de lui. C’est ce qui se passe quand nous organisons notre vie en dehors de lui, sans tenir compte de lui. Dieu voit tout cela et il en souffre. Il souffre de nous voir nous engager sur des chemins de perdition. Il ne pense qu’à chercher et sauver ceux qui vont à leur perte.

« Revenez à moi de tout votre cœur… » C’est une supplication pressante de Dieu. Il est encore temps de nous engager, de faire un retournement à 180 degrés. Nous prenons conscience de notre péché et de nos responsabilités. Il ne s’agit pas de nous y complaire ni de nous enfoncer dans la culpabilité. L’essentiel c’est de poser notre regard sur Dieu « car il est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d’amour, renonçant au châtiment ». Dieu n’est pas là pour nous punir mais pour nous sauver et nous combler de ses bienfaits.

Le Carême n’est donc pas le temps du manque. C’est au contraire celui des retrouvailles ; on s’écarte du superflu qui encombre ; on délaisse les bagages qui embarrassent ; on se retrouve tel qu’on est devant le Christ tel qu’il est. Il est là pour nous combler de son amour. Ce temps du Carême nous est donné pour redécouvrir cette tendresse et cette miséricorde de Dieu. « Là où le péché a abondé, la grâce (l’amour a surabondé… »(Rm 5, 20)

Vivons ce carême comme une marche joyeuse vers la vie et vers Pâques. Car c’est vrai, il s’agit véritablement d’un temps de joie. Seul le péché est triste. Mais ces quarante jours nous sont offerts pour nous bruler au feu de l’amour de Dieu. Nous t’en prions Seigneur : que ce temps de conversion nous tourne d’avantage vers toi et vers le service des hommes. Amen

Marche avec nous, Marie, sur nos chemins de foi,
Ils sont chemins vers Dieu, ils sont chemins vers Dieu.

Sources : Brèves homélies et prières d’Évangile (Michel Wackenheim) – Cinq minutes pour Dieu Carême 2020

Les armes qui font la paix

Notre vie est un don de Dieu ; qu’elle soit également un bienfait pour les hommes !

« Quand la haine domine,
Fais que nous manifestions l’amour

Quand l’offense provoque,
Fais que nous manifestions le pardon.

Quand la discorde s’installe,
Fais que nous bâtissions la paix.

Quand l’erreur s’installe,
Fais que nous proclamions la vérité

Quand le doute paralyse,
Fais que nous réveillions la foi.

Quand la détresse écrase,
Fais que nous enfantions l’espérance.

Quand les ténèbres s’épaississent,
Fais que nous apportions la lumière.

Quand la tristesse envahit,
Fais que nous libérions la joie. »

Seigneur, que les paroles et mes actes de chaque jour
Soient louange pour Toi.
Qu’ils contribuent à mettre plus de paix
Entre mes frères humains.
(Source : « Vitamines spirituelles)

À la crèche

Il y avait bien du monde ce jour-là à la crèche : des anges, des bergers, les mages… quelle belle fête ! Et que les anges chantaient bien !

Maintenant, tout le monde est parti et l’enfant a besoin de dormir. Marie ramène un peu de paille et va chercher la couverture qu’en maman prévoyante, elle a apportée : il pourrait faire froid cette nuit.

Mais voilà que quelqu’un se présente encore ! C’est un vieux couple ; ils sont si vieux qu’ils tiennent à peine debout. Ils sont tout dépenaillés. Joseph est un peu inquiet : les bergers du coin, il les connaît ; les anges, lui et Marie ont l’habitude ; les mages : l’Écriture en a parlé. Mais ces deux-là, qui sont-ils ?

Il les laisse entrer cependant. La femme tire quelque chose de ses vêtements et le dépose près de l’enfant. (Mon Dieu et si c’était une bombe !) Mais Jésus qui n’est pourtant qu’un tout petit bébé sourit. Vite on regarde ce que ces gens ont apporté.

O surprise, c’est une pomme ! Les visiteurs étaient Adam et Ève. Ils apportaient leur premier péché et le péché du monde…

Un Dieu « Pardonneur »

Au jour de notre baptême, nous avons été plongés dans cet océan d’amour qui est en Dieu Père Fils et Saint Esprit. le nouveau baptisé découvre qu’il es l’enfant bien-aimé du Père. Dieu n’en finit pas de nous donner son amour. Entre Dieu et nous, c’est une histoire d’amour qui ne finira pas. Pour lui, nous sommes uniques. il tient à chacun de nous comme à son bien le plus précieux. Être baptisé, c’est accepter d’être aimé par Dieu Père, sauvé par Jésus Christ et animé par l’Esprit de Vie et de joie. Être baptisé c’est répondre oui à l’amour dont Dieu nous aime.

Malheureusement, il nous arrive de nous détourner de ce Dieu Amour. Nous choisissons la pacotille plutôt que le seul vrai trésor. Mais notre Dieu ne se résigne pas à nos « ruptures d’alliance ». Il ne cesse « de nous appeler à une vie plus belle ». Il nous offre de revenir vers lui. Même si nous avons gravement péché son amour nous est sans cesse offert.

Notre Dieu est le « pardonneur ». Voilà un mot que nous pouvons chercher dans nos dictionnaires ; nous ne le trouverons pas. « C’est vraiment un manque impardonnable. » Mais notre Dieu est plus grand que nos mots humains. On peut donc inventer un mot qui ne serve qu’à lui . Il est « le » pardonneur. Pour s’en rendre compte, il suffit de lire la Bible. Chaque fois qu’ils se sont détournés de lui et ont défiguré son alliance, il leur a offert une vie renouvelée.

Le Sacrement du pardon : Ce sacrement ne va pas effacer les actes que nous avons commis. Il est destiné à « enlever » les chaines qui nous emprisonnent, enlever le fardeau qui nous accable. Notre Dieu est un Dieu libérateur.

Pourquoi s’adresser à un prêtre ? Ce serait tellement plus facile de s’adresser directement à Dieu. En fait, c’est le Christ qui a envoyé ses apôtres avec une mission bien précise : « Les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez… » Le prêtre auquel on s’adresse représente la communauté des chrétiens qui accueille. S’adresser à un prêtre, c’est se reconnaître membre de cette Église blessée par notre contre témoignage. Ce pardon que l’Église nous offre ne vient pas d’elle mais du Christ qui en est la Source. Quand nous recevons ce sacrement, c’est Jésus qui est là pour nous relever. Comme il l’a fait pour la femme de Samarie, il continue de nous proposer l’eau vive, celle de l’Amour qui est en Dieu. Il nous offre de puiser à cette Source intarissable.

Bonne année 2020

Horoscope chrétien, biblique et éternel !

– Si vous êtes né entre le 1er janvier et le 31 décembre : « Vous êtes sous le signe de la grâce de Dieu » (Tt 2,11). (En dehors de ces dates, je ne peux rien pour vous)
Astre dominant : « La brillante étoile du matin, Jésus-Christ, le soleil levant qui nous a visités d’en haut » (Lc 1,78 ; cf. Nb 24,17).
Ascendants (les vrais) : St Joseph, Abraham, et surtout Dieu le Père, dont l’Amour suffit à tout.

Amour : Toujours heureux d’être aimé de Dieu et de l’aimer, car « Rien ne peut nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ » (Rm 8,39).

Santé : « Cette parole est certaine : si nous mourons avec lui, nous vivrons aussi avec lui » (1Tm 1,15 ; 2Tm 2,11).
« N’entretenez aucune inquiétude » (Ph 4,6).

Travail : « Sois ferme et courageux, agis sans crainte ni tremblement, car le Seigneur Dieu, mon Dieu, est avec toi. Il ne te laissera pas sans force et sans soutien avant que tu n’aies achevé tout le travail à accomplir pour la Maison du Seigneur » (1Ch 28).

Argent : « Dieu pourvoira à tous vos besoins selon sa richesse avec magnificence » (Ph 4,19).
« J’ai appris à être content de l’état où je me trouve » (Ph 4,11).

Voyages : « Le Seigneur te gardera au départ et au retour dès maintenant et pour toujours » (Ps 121,8).

– Événements mondiaux : « Vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerre ; gardez-vous d’être troublés, car il faut que cela arrive » (Mt 24,6).
« Mais la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu sera prêchée dans le monde entier pour servir de témoignage à toutes les nations » (Mt 24,14).

Événements personnels : « Mes destinées sont dans ta main » (Ps 31,16).
« Toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu » (Rm 8,28).

NB : – L’auteur certifie ne pas avoir utilisé de marc de café pour obtenir ces révélations : la Parole de Dieu est entièrement suffisante.
– Les écrits de référence désignés ci-dessus étant indépendants de toute influence lunaire, l’utilisation de cet horoscope est recommandée en toute saison et sous toutes les latitudes. Allez et vivez dans la paix et la joie du Christ !
(D’après Paraboles d’un curé de campagne, éd Emmanuel 2007.)

Bonne année 2020 à tous…

Un Anniversaire

Comme vous le savez tous, la date de mon anniversaire approche. Tous les ans, il y a une grande célébration en mon honneur et je pense que cette année encore cette célébration aura lieu.

Pendant cette période, tout le monde fait du shopping, achète des cadeaux, il y a plein de publicité à la radio et dans les magasins, et tout cela augmente au fur et à mesure que mon anniversaire se rapproche.

C’est vraiment bien de savoir, qu’au moins une fois par an, certaines personnes pensent à moi. Pourtant je remarque que si au début les gens paraissaient comprendre et semblaient reconnaissants de tout ce que j’ai fait pour eux, plus le temps passe, et moins ils semblent se rappeler la raison de cette célébration. Les familles et les amis se rassemblent pour s’amuser, mais ils ne connaissent pas toujours le sens de la fête.

Je me souviens que l’année dernière il y avait un grand banquet à mon honneur. La table de salle à manger était remplie de mets délicieux, de gâteaux, de fruits et de chocolats. La décoration était superbe et il y avait beaucoup de magnifiques cadeaux emballés de manière très spéciale.

Mais vous savez quoi? Je n’étais pas invité… J’étais en théorie l’invité d’honneur, mais personne ne s’est rappelé de moi et ils ne m’ont pas envoyé d’invitation. La fête était en mon honneur, mais quand ce grand jour est arrivé, on m’a laissé dehors, et ils m’ont fermé la porte à la figure… et pourtant moi je voulais être avec eux et partager leur table. En réalité, je n’étais pas surpris de cela car depuis quelques années, toutes les portes se referment devant moi.

Comme je n’étais pas invité, j’ai décidé de me joindre à la fête sans faire de bruit, sans me faire remarquer. Je me suis mis dans un coin, et j’ai observé. Tout le monde buvait, certains étaient ivres, ils faisaient des farces, riaient à propos de tout. Ils passaient un bon moment. Pour couronner le tout, ce gros bonhomme à la barbe blanche est arrive, vêtu d’une longue robe rouge, et il riait sans arrêt: ‘ho ho ho!’ Il s’est assis sur le sofa et tous les enfants ont couru autour de lui, criant ‘Père Noël! Père Noël!’, comme si la fête était en son honneur!

A minuit, tout le monde a commencé à s’embrasser; j’ai ouvert mes bras et j’ai attendu que quelqu’un vienne me serrer dans ses bras et… vous savez quoi… personne n’est venu à moi.

Soudain ils se sont tous mis à s’échanger des cadeaux. Ils les ont ouverts un par un, en grande excitation. Quand tout a été déballé, j’ai regardé pour voir si, peut-être, un cadeau était resté pour moi. Qu’auriez vous ressenti si, le jour de votre anniversaire, tout le monde s’échangeait des
cadeaux et que vous n’en receviez aucun ? J’ai enfin compris que je n’étais pas désiré à cette soirée et je suis parti silencieusement.

Tous les ans ça s’empire. Les gens se rappellent seulement de ce qu’ils boivent et mangent, des cadeaux qu’ils ont reçu, et plus personne ne pense a moi. J’aurais voulu pour la fête de Noël cette année, que vous me laissiez rentrer dans votre vie. J’aurai souhaité que vous vous rappeliez qu’il y a plus de 2000 ans de cela, je suis venu au monde dans le but de donner ma vie pour vous, et en définitive pour vous sauver. Aujourd’hui je souhaite seulement que vous croyiez à cela de tout votre cœur. Comme nombreux sont ceux qui ne m’ont pas invité à leur fête l’an passé, je vais cette fois organiser ma propre fête et j’espère que vous serez nombreux à me rejoindre.

En guise de réponse positive à mon invitation, envoyez ce message au plus grand nombre de personne que vous connaissez.

Je vous en serai éternellement reconnaissant.

Je vous aime très fort !
Jésus

Fête de l’Immaculée Conception

Sur notre route de Noël, nous trouvons cette fête de Marie que nous appelons « l’Immaculée Conception ». En vertu d’une grâce exceptionnelle, Marie, Mère de Jésus n’a jamais connu le mal. « Elle est celle qui n’a jamais refusé à Dieu la plus petite preuve d’amour » (Mgr Thomas). La Constitution sur l’Église du Concile Vatican II nous dit que « depuis le premier instant de son existence, elle est enrichie des splendeurs d’une sainteté singulière. » Elle a été appelée « la toute sainte ». Le dogme de l’Immaculée Conception a été proclamé par Pie IX en 1854. Quatre ans plus tard, le petite Bernadette de Lourdes, qui ne connaissait rien au vocabulaire théologique, recevra une confirmation de cette révélation. Et elle arrivera chez le curé Peyremale avec cette parole : « Je suis l’Immaculée Conception ».

A l’occasion de cette fête d’aujourd’hui, la liturgie nous fait entendre l’Évangile de l’Annonciation. Ce récit, nous le connaissons bien. C’est l’instant divin qui a entièrement bouleversé l’humanité. L’ange Gabriel se rend chez Marie pour lui annoncer qu’elle a été choisie par Dieu pour être la mère de son Fils. L’ange attendait sa réponse. En effet, quand Dieu appelle, il respecte la liberté de chacun. Marie reste libre d’accepter ou de refuser. Elle cherche simplement à comprendre : « Comment cela va-t-il se faire ? » L’ange lui répond : « L’Esprit Saint viendra sur toi et la puissance du Très haut te prendra sous son ombre. » Et Marie accepte en prononçant ces simples paroles : « Je suis la servante du Seigneur, que tout se passe pour moi selon ta parole. » La fête d’aujourd’hui nous donne l’occasion de réfléchir à ce rôle de la plus haute importance que Dieu a confié à Marie.

Aujourd’hui encore, le Seigneur continue à appeler des hommes, des femmes et même des enfants. Ce n’est plus par l’ange Gabriel qu’il intervient dans notre vie. Il nous rejoint dans les diverses circonstances par les personnes qu’il met sur notre route. Il peut aussi nous interpeler par une parole d’évangile ou par un événement particulier. Il peut même venir nous chercher très loin et très bas. Il nous invite à puiser à la Source de son amour pour le rayonner autour de nous. Nous sommes choisis par Dieu pour incarner sa bonté, sa tendresse et sa justice. Dans ce monde troublé, c’est plus que jamais nécessaire.

Comme Marie, Dieu nous appelle pour nous confier une mission, une responsabilité. Il compte sur nous dans notre paroisse, notre famille, nos lieux de vie et de travail pour être les témoins et les messagers de son amour. Si nous répondons non, nous restons dans la nuit. Si nous répondons oui, nous devenons porteurs de lumière. La réponse nous appartient et personne ne peut répondre à la place de l’autre. Le Seigneur a besoin de notre accord personnel. Ne craignons pas : cette mission est tournée vers le bonheur, le nôtre et celui des hommes. En ce temps d’espérance, nous demandons à Dieu de nous rendre accueillants à l’appel et à la venue de son Fils dans notre vie et notre monde.

Le Seigneur continue à vouloir chercher et sauver ceux qui sont perdus. C’est pour cela qu’il est venu dans notre monde. Nous qui avons instinctivement le goût du péché, nous regardons vers Marie qui a le goût de Dieu. Elle s’est laissé pénétrer par l’amour de Dieu qui l’a rendue immaculée. Qu’elle nous oriente vers l’adoration, la reconnaissance, le goût d’une vie entièrement donnée.

Le temps de l’Avent

Avec le premier dimanche de l’Avent, le 1er décembre, nous commençons une nouvelle année liturgique. Comme chacun le sait, l’année civile commence le 1er janvier et l’année scolaire en début septembre. Pour nous, chrétiens, le temps de l’Avent marque le début d’une nouvelle étape qui nous conduira jusqu’à Noël, Pâques, l’Ascension, la Pentecôte…

Depuis quelques temps, des publicités très envahissantes arrivent dans nos boites à lettre pour nous dire comment vivre «un merveilleux Noël.» Les commerces et les rues de nos villes entrent à leur manière dans cette période de l’Avent. Nous aussi, nous d’abord, nous allons vivre ces quatre semaines comme une période d’attente. Le temps de l’Avent, c’est celui de l’avènement. C’est précisément le sens du mot « Avent ». Nous attendons la venue de notre Sauveur dans notre monde et notre vie. Les rues et les magasins illuminés devraient nous rappeler Celui qui est la Lumière du monde, celui qui vient éclairer notre vie et lui donner tout son sens.

Avec le premier dimanche, nous découvrons qu’il ne suffit pas de rêver à Noël et à la crèche. Les textes bibliques nous annoncent que le Christ reviendra. Ce sera la naissance d’un monde nouveau bien plus merveilleux que celui dans lequel nous vivons. Ce sera la victoire de l’Amour sur les forces du mal et de la haine. C’est de cette bonne nouvelle que nous avons à témoigner auprès de tous ceux qui ne le savent pas.

Ce temps de l’Avent nous invite à accueillir le Christ qui vient. Il nous rejoint dans ce monde tel qu’il est, dans cette société qui nous pousse à consommer toujours plus. L’important ce n’est pas de remplir nos caddies mais de remplir notre cœur de l’amour qui est en Dieu. Noël ne se prépare pas d’abord dans les magasins mais dans le silence et le recueillement.

Ce temps de l’Avent est là pour nous dire que le but de notre vie est en Dieu. C’est le moment de renouveler notre regard en veillant avec le Christ dans la prière. Le Seigneur que nous attendons est déjà là au cœur de nos vies. Il est présent en chacun de ceux et celles qui nous entourent, en particulier celui qui a faim, celui qui est rejeté.

J’ai le souvenir d’une émission télévisée très significative : C’était la veille de Noël : Un jeune couple originaire du Moyen Orient cherchait un hébergement dans les hôtels d’une grande ville de chez nous. La jeune femme était enceinte. Partout, c’était le même refus ; on ne pouvait pas les recevoir : « Vous comprenez, avec les fêtes, ce n’est pas possible… » Cela ne vous rappelle rien ?

Vivre Noël, c’est accueillir Jésus qui vient. Saurons-nous le reconnaître ?

Prier pour les défunts

Le mois de novembre est traditionnellement consacré à la prière pour les défunts. Ils font partie de notre vie, de notre histoire. Leur départ a été pour nous une séparation douloureuse. Pour d’autres cela s’est passé d’une manière plus paisible. C’est ce qui arrive quand on sait qu’un défunt a vécu toute sa vie pour cette rencontre avec le Seigneur.

Prier pour les défunts, c’est raviver notre espérance face à la réalité mystérieuse de la mort. Nous nous rappelons que la résurrection de Jésus nous ouvre un chemin. Avec lui nous sommes sûrs de triompher de la mort et du péché, dès maintenant et pour l’éternité. Cette prière nous invite également à réfléchir sur notre vie et à voir ce qui en fait la valeur. La seule chose qui en restera c’est notre amour pour Dieu et pour tous nos frères. Tout ce que nous aurons fait au plus petit d’entre les siens c’est à lui que nous l’aurons fait. « Dis-moi quel est ton amour et je te dirai qui tu es. » (Jean Paul II)

Un jour, Jésus a dit : « Je suis la résurrection et la vie, celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra. » Ce message nous rejoint dans notre désir de vivre. Nous le voyons bien, notre société se protège de plus en plus en prenant des assurances tous risques. Elle cherche à prolonger le plus longtemps possible la jeunesse ; elle lutte tant qu’elle peut contre les maladies. Pensons aussi à tous ceux et celles qui fantasment sur la réincarnation. Cette croyance ne fait pas partie de la foi des chrétiens. Tout le message de l’évangile est construit sur la résurrection de Jésus. Sans Jésus ressuscité, notre foi serait vaine. C’est son chemin que nous sommes invités à emprunter.

Il y a un mot qui pourrait résumer le message de cet évangile : C’est le mot « Passage. » L’évangile nous rappelle que toute notre vie nous prépare à passer de ce monde au Père. Mais nous nous rappelons aussi qu’au jour de notre baptême, nous avons été plongés dans l’amour de Dieu qui est Père, Fils et Saint Esprit, Dieu qui est amour. Désormais rien ne peut plus être comme avant. Nous avons sans cesse à passer d’une vie sans Dieu à une vie remplie de son amour.

Cette découverte, nous la faisons à travers le cheminement de Marthe. Elle vient de dire : « Je sais qu’il ressuscitera à la fin des temps. » Mais Jésus l’invite à faire un pas de plus : « Je suis la résurrection et la Vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra. » Croire à la résurrection à la fin des temps, c’est déjà pas mal. Mais avec l’évangile de ce jour, nous sommes invités à aller plus loin : la résurrection est en Jésus. À la suite de Marthe, nous sommes invités à faire confiance à sa parole.

La suite, nous la connaissons : « Enlevez la pierre… Lazare, viens dehors ! » Lazare est réellement mort. Jésus ne cache pas sa tristesse. Il pleure sur son ami comme nous le faisons pour l’un des nôtres qui vient de mourir. Mais il avait précisé que cette maladie était orientée vers la gloire de Dieu. Ce deuil va être l’occasion de la révéler. En même temps, nous voyons Marthe faire un passage important : Elle passe du « Je sais » au « Je crois. » Elle passe de la certitude théorique à la reconnaissance de celui qui est la résurrection.

Voilà cette bonne nouvelle qui remplit nos cœurs d’espérance : Celui qui croit en Jésus découvre avec émerveillement que la mort n’a pas le dernier mot. Désormais notre vie a un sens. Ce qui compte désormais c’est de suivre Jésus et de lui rester fidèles. Il nous assure que rien ne peut nous séparer de son amour : « Je suis avec vous tous les jours et jusqu’à la fin du monde. » Pour le moment, nous sommes en chemin avec des hauts et des bas. Mais le Seigneur est toujours là pour nous donner la force et le courage de tenir bon jusqu’au bout.

Notre foi en la résurrection est liée à notre foi au vrai Dieu qui est amour et vie. Il n’est pas le Dieu de la mort, mais celui de la vie. Son grand projet c’est de nous faire partager la plénitude de sa vie et de son amour. Pour le moment, nous sommes en apprentissage de notre vie de ressuscités. Nous sommes en train de ressusciter en nous laissant transformer par Jésus au plus profond de nous-mêmes. L’Eucharistie que nous célébrons chaque dimanche nous donne de participer à la vie totale qui s’achève dans la résurrection. Pour cette vie nouvelle, nous pouvons chanter la louange de Dieu.

Tous les saints

Le jour de Toussaint, comme le jour de Pâques, nos églises accueillent plus de gens que les autres dimanches. Ils sont nombreux ceux et celles qui ont choisi de revenir sur leur paroisse d’origine. Ce qui nous motive tous, c’est le souvenir de nos défunts. Mais en cette fête de tous les saints, nous devons réentendre cette parole de l’Évangile : « Ne cherchez pas parmi les morts celui qui est vivant. » Et nous n’oublions pas cette réponse du Christ : « Dieu n’est pas le Dieu des morts mais des vivants ».

L’Évangile des béatitudes nous est présenté comme une lumière sur notre chemin. C’est ce chemin qui a été suivi par les saints que nous fêtons en ce jour. L’Église est fière de nous montrer ceux et celles qui ont vécu au mieux les béatitudes. Nous pensons à tous ceux et celles qui ont marqué l’histoire humaine et chrétienne, les apôtres, les martyrs, ceux d’hier et ceux d’aujourd’hui. Mais la sainteté n’est pas offerte à quelques élites : elle est pour tous. Pour y parvenir, il suffit de laisser le Seigneur agir en nous. Il est « le Chemin, la Vérité et la Vie » ; c’est par lui que nous allons au Père.

La fête de Toussaint, tout comme celle de Pâques, nous appelle à la joie et à l’espérance. Le mal qui accable notre vie et notre monde n’aura pas le dernier mot. Le Christ ressuscité veut nous associer tous à sa victoire sur la mort et le péché. Cette bonne nouvelle est pour tous, même pour les plus grands pécheurs. Pensons à Pierre qui avait renié le Christ, Paul qui avait persécuté les chrétiens, saint Augustin qui avait passé toute une partie de sa vie dans la débauche… Leur rencontre avec le Christ a complètement bouleversé leur vie. C’est ce qu’il veut aussi pour chacun de nous : il est capable de venir nous chercher très loin et très bas.

En communion avec tous les chrétiens du monde et avec tous les saints, nous rendons grâce au Seigneur pour cet amour qu’il nous donne sans compter. Et nous lui demandons qu’il fasse de toute notre vie une marche vers ce Royaume auquel nous sommes tous appelés.