Mises à jour de notre foi

Ceux qui disposent d’un ordinateur savent que des mises à jour régulières sont indispensables. Ça prend du temps mais c’est nécessaire pour leur bon fonctionnement. Si rien n’est fait, les documents qu’ils contiennent risquent de devenir une proie facile pour les virus. C’est également vrai dans toutes les professions. On s’est formé, on a fait des études, on a obtenu les diplômes nécessaires ; mais une fois qu’on est engagé dans la profession qu’on a choisie, il est indispensable de se tenir à jour. Nous vivons dans un monde qui évolue très vite. Si rien n’est fait, on sera très vite dépassé.

Et si c’était la même chose pour notre foi ? Au jour de notre baptême, nous avons été plongés dans l’amour infini de Dieu. C’est un cadeau inestimable de Dieu. Ce cadeau, nous avons commencé à le découvrir en famille puis au catéchisme. Ce temps d’éveil à la foi est une étape absolument essentielle.

Mais ce cadeau a besoin de mises à jour régulières. Nous avons le souci d’entretenir notre corps avec des exercices physiques. Nous chrétiens, nous avons aussi besoin d’entretenir notre foi. Nous ne pouvons pas en rester à celle de l’enfance. Ce qui a été entrepris au catéchisme doit être continué et renouvelé. Comprenons bien : au fur et à mesure que nous avançons dans la vie, nous sommes affrontés à des situations nouvelles. Le catéchisme de notre enfance nous a aidés pour nos questions d’enfants, mais il n’est plus adapté à celles des adultes. Des mises à jour sont nécessaires.

Ces mises à jour commencent par un approfondissement de nos connaissances religieuses : lecture régulière de la bible et de revues chrétiennes ; de nombreux sites Internet ainsi que des radios chrétiennes sont également à notre disposition pour nous y aider.

Les mises à jour de notre foi ont aussi besoin de temps de prière et de célébrations. Quand nous sommes réunis en son nom, le Seigneur est là pour nous nourrir de sa Parole et de son Eucharistie. Notre vie spirituelle a besoin de cette nourriture pour se renouveler.

Ce cadeau dont nous avons bénéficié, nous ne pouvons pas le garder pour nous. Nous sommes envoyés pour transmettre cette lumière au monde qui en a bien besoin. Ceux et celles qui sont engagés dans cette mission nous disent qu’ils en sont les premiers bénéficiaires. C’est en témoignant de leur foi qu’ils ont pu progresser.

Approfondir nos connaissances religieuses, célébrer et témoigner, voilà trois moyens pour nous aider à aller de l’avant. Et n’oublions pas que la Vierge Marie, notre maman du ciel, sera toujours là pour nous aider à faire « tout ce qu’il nous dira.

Journée mondiale du refus de la misère

« Le Collectif Refuser la Misère, qui rassemble des organisations diverses, organise la Journée mondiale du Refus de la Misère, chaque 17 octobre. Née de l’initiative de Joseph Wresinski, fondateur d’ATD quart Monde, et de plusieurs milliers de personnes de tous milieux qui se sont rassemblées sur le Parvis des Droits de l’Homme à Paris en 1987, cette journée est officiellement reconnue par les Nations Unies depuis 1992. La Journée mondiale du refus de la misère donne la parole aux personnes directement concernées par la pauvreté sur les conditions indignes qu’elles vivent, sur leurs résistances quotidiennes et leurs aspirations. Cette journée est également l’occasion de rappeler que la misère est une violation des droits humains et qu’elle n’est pas une fatalité… » Continuer la lecture

 

Pour ces millions d’enfants tordus par les douleurs de la faim,
n’ayant plus de sourire, voulant encore aimer.
Pour ces millions de jeunes qui, sans raison de croire, ni d’exister,

cherchent en vain un avenir en ce monde insensé.
Pour ces millions d’hommes, de femmes et d’enfants

dont le cœur à grands coups bat encore pour lutter,
dont l’esprit se révolte contre l’injuste sort qui leur fut imposé,
dont le courage exige le droit à l’inestimable dignité.

Pour ces millions d’enfants, de femmes et d’hommes qui ne veulent pas maudire
mais aimer et prier, travailler et s’unir, pour que naisse une terre solidaire.
Une terre, notre terre, où tout homme aurait mis le meilleur de lui-même avant que de mourir.

Pour que tous ceux qui prient trouvent écho près de Dieu
et reçoivent de lui la puissance d’écarter la misère d’une humanité dont l’image est la sienne.

Toi notre Père, nous te prions : envoie des ouvriers pour faire ta moisson.

Père Joseph Wresinski
17 octobre 1987

Mois du Rosaire

Chaque année le mois d’Octobre c’est celui du Rosaire. C’est un temps fort qui débouche sur la fête de tous les saints le 1er novembre.

Le Rosaire est une forme de prière qui s’est progressivement élaborée au cours du Moyen Age et qui a été popularisée au XIIème siècle par saint Bernard puis par les dominicains. Une fête de Notre Dame du Rosaire est célébrée le 7 octobre. Cette fête a été instituée par le pape Pie V en 1573, après la victoire de Lépante en 1571 pour remercier Marie de cette victoire.

Tout au long de ce mois d’octobre, nous sommes plus spécialement invités à nous tourner vers la Vierge Marie en priant le Rosaire. Ce nom de rosaire vient de l’usage de couronner de roses les statues de la Vierge au Moyen Age, ces roses étant le symbole des prières adressées à Marie.

Aujourd’hui, la prière du Rosaire consiste en la récitation de quatre chapelets de cinq dizaines chacun (une dizaine étant composée d’un Notre Père et dix je vous salue). Cette prière nous fait méditer sur la place de Marie dans le mystère du Salut. Cette méditation comporte successivement :

Durant le 1er chapelet sur les cinq mystères joyeux : Annonciation, visitation, nativité, Présentation de Jésus au Temple, Jésus retrouvé au temple.

Durant le deuxième chapelet sur les cinq mystères lumineux : Le Baptême de Jésus, Les Noces de Cana. L’Annonce du Royaume de Dieu, La Transfiguration , L’Institution de l’Eucharistie

Durant le 3ème chapelet : sur les cinq mystères douloureux : Agonie au Jardin des Oliviers, , flagellation, couronnement d’épines, portement de croix, mort du Christ sur la croix

Durant le 4ème chapelet, sur les cinq mystères glorieux : Résurrection, Ascension, Pentecôte, Assomption, Couronnement de la Vierge.

La pratique du chapelet, individuelle ou collective est une forme de spiritualité à la portée de tous. Elle associe l’usage d’une formule courante de prière à une méditation personnelle du Salut en Jésus Christ. De nombreuses radios catholiques proposent le rosaire en Audio. Des applications sont également disponibles sur nos smartphones et nos tablettes.

Comme « le disciple que Jésus aimait », n’hésitons pas à prendre Marie chez nous même si le ménage n’est pas toujours bien fait. Bon mois du Rosaire à tous.

Père Jean C

La rentrée

Depuis quelques jours, ceux qui étaient en vacances ont repris le chemin du retour. La rentrée est là, une fois de plus. Les enfants et leurs enseignants ont rejoint le chemin de leur école. Pour d’autres, ce sera un peu plus tard, mais cela ne saurait tarder.

Que sera cette année ? C’est comme une page blanche qu’il faudra remplir. Elle sera ce que chacun la fera. Nous souhaitons à chacun qu’il donne le meilleur de lui-même pour qu’elle soit réussie.

Avec la rentrée, les enfants vont recevoir des propositions pour toutes sortes d’activités culturelles et sportives, la musique, la danse, le foot, le tennis…etc. Tout cela apporte un plus, mais il vaut veiller à ne pas vouloir trop en faire. Il est important que l’enfant ait aussi du temps pour lui.

Quelques jours après la rentrée scolaire, vient celle des catéchismes. Ce n’est pas une activité en plus de la danse, de la musique et du sport. Il est important que les enfants, tout comme les adultes aient des lieux pour accueillir celui qui vient donner sens à notre vie. La Bonne Nouvelle de l’Évangile est pour tous, enfants, jeunes et adultes. Elle est la nourriture dont nous avons besoin pour notre vie chrétienne.

Un jour, un enfant nous a fait savoir qu’il ne pouvait pas venir au catéchisme parce qu’il faisait… de la boxe. Un de mes amis m’a dit sur le ton de l’humour : « Heureusement que tu ne l’as pas dans ton groupe ! » Plus sérieusement, il faut voir à quoi et à qui nous allons donner la priorité.

Toute catéchèse doit viser trois objectifs :
– La connaissance de la foi : On ne va pas étudier par cœur, mais il faut savoir ce que sont l’Évangile, la Bible, les sacrements, l’Église…
La foi célébrée : Régulièrement, on va proposer aux enfants des célébrations adaptées à leur niveau. Celles-ci sont orientées vers l’Eucharistie et veulent aider les enfants et leurs parents à y trouver leur place. Le Concile Vatican II nous a rappelé que l’Eucharistie est « Source et sommet de toute vie chrétienne et de toute évangélisation. » Nous sommes tous invités à « Puiser à la Source » et à gravir les sommets.
– La foi vécue : La foi n’est pas seulement un enseignement. Elle est aussi un chemin sur lequel nous avançons ensemble, enfants, jeunes et adultes. Sur ce chemin, il y a Jésus Christ qui nous invite à le suivre. Nous pouvons toujours compter sur lui.

Bonne année à tous.

« Mon Seigneur et mon Dieu »

Le 3 juillet, nous avons fêté saint Thomas. L’Évangile nous dit qu’il n’était pas avec ses amis lors de leur première rencontre avec Jésus. Quand ils lui en parlent, il refuse de croire : nous connaissons ses paroles : « si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l’endroit des clous, si je ne mets pas mes mains dans son côté, non, je n’y croirai pas.” Bien sûr, nous avons l’habitude de sourire de son incrédulité. Et ils sont nombreux aujourd’hui ceux et celles qui disent : “Je ne crois que ce que je vois… Comme je ne vois rien, je ne crois pas.” C’est implacable.

Mais il est important que nous lisions cet évangile jusqu’au bout. Nous voyons en effet Thomas se mettre à genoux devant Jésus. Il est allé plus loin que les autres dans son acte de foi. Les apôtres avaient reconnu en Jésus l’ami d’autrefois. Mais Thomas fait un pas de plus car il est le premier à dire “Mon Seigneur et mon Dieu”. Comme lui, nous sommes invités à croire en accueillant la présence de Jésus ressuscité et en recevant sa parole.

« Mon Seigneur et mon Dieu » : Voilà une parole que nous pouvons faire nôtre chaque fois que nous entrons dans une église, en particulier en cette période de vacances. Admirer les ouvres d’art et l’architecture c’est sans doute bien… à condition de ne pas oublier Celui à qui tout cela est destiné. Il est « Mon Seigneur et mon Dieu ».

Chaque dimanche, nous sommes invités à nous réunir à l’église pour entendre la Parole de Dieu et célébrer l’Eucharistie. Quand les textes bibliques y sont proclamés, c’est lui qui nous parle. Ses paroles sont celles « de la Vie éternelle ». Reprendre l’acte de foi de Thomas peut nous aider à bien les accueillir. Cet acte de foi, nous le faisons nôtre tout au long de la célébration Eucharistique.

À la fin de la messe, nous sommes envoyés en mission vers tous ceux et celles que nous rencontrerons. Beaucoup ne pensent plus à Jésus Christ ; ils ont organisé leur vie en dehors de lui. Et pourtant, il est là bien présent ; il nous précède dans le cœur de ceux et celles que nous croisons sur notre route. Cela doit changer notre regard sur eux, y compris sur notre pire ennemi, celui qui nous a fait beaucoup de mal. Quand nous les croisons, nous ne devons pas oublier cette présence de Dieu. Il est là au cœur de nos vies et de nos rencontres.

Merci Thomas pour ton très bel acte de foi. Puisse-t-il être le nôtre en toutes circonstances et tout au long de nos vies. Heureux sommes-nous si nous croyons sans voir. C’est à cette condition que nous deviendrons témoins de sa miséricorde.

Ils n’ont plus de vin

Nous venons de vivre le mois de Marie. Le pape François nous a invités à un marathon de prière pour la fin de la pandémie qui a fait de nombreuses victimes dans le monde entier ; oui, bien sûr, mais il y a une autre pandémie qui fait de nombreux ravages : C’est celle de la guerre dans de nombreux pays, celle de la violence, de la rancune, des incompréhensions de toutes sortes.

Dans notre vie relationnelle, c’est souvent compliqué. Nous constatons que beaucoup de personnes font le vide autour d’elles parce qu’elles ne savent pas écouter. Quand on leur parle, elles n’écoutent pas car elles ont quelque chose de plus important à dire. Elles oublient que « si nous avons une bouche et deux oreilles, c’est pour écouter deux fois plus qu’on ne parle ».

Ce manque d’amour dans le monde et dans notre vie nous renvoie à un autre que nous trouvons dans l’Évangile des noces de Cana. Jésus était là avec ses disciples. Or voilà qu’au beau milieu du repas, il n’y a plus de vin. C’est quelque chose de déshonorant pour la famille des mariés. Marie s’en aperçoit et elle le dit à Jésus. Ils n’ont plus de vin. La fête va être ratée. Et nous connaissons la suite… Marie va trouver les servants et leur dit : « Faites tout ce qu’il vous dira… Puis le signe de l’eau changée en vin. Ces jeunes mariés avaient eu vraiment une très bonne idée d’inviter Marie et Jésus à leur mariage.

Marie a toujours la même attitude aujourd’hui : Elle voit tous ces gens qui souffrent, ceux qui n’ont plus d’amour, ceux qui n’ont plus d’espérance, ceux qui n’ont plus d’argent et plus de pain. Et elle nous renvoie à Jésus. Comme à Cana, elle nous dit : « Faites tout ce qu’il vous dira ». Cela veut dire : Prenez le temps d’écouter Jésus. Il ne vous parlera pas comme une personne qui est en face de vous. Mais sa parole, vous la trouvez en lisant l’évangile. Quand nous sommes réunis pour écouter cette bonne nouvelle, c’est Jésus qui nous parle. Et nous sommes invités à l’écouter et à faire ce qu’il nous dit.

Et Jésus leur dit et nous dit : « Puisez… remplissez… Puisez à la source… Ressourcez-vous… Remplissez-vous de l’amour de Dieu à l’église le dimanche, à la maison et partout où vous êtes. C’est auprès de lui que vous trouverez la vraie joie. Cette eau qu’il nous faut puiser c’est celle de la vie qui est en Dieu, c’est celle de son amour ; c’est l’eau vive que Jésus proposait à la Samaritaine. Le Seigneur ne cesse de vouloir nous combler de cette vie qui est en lui. Il suffit de puiser à la source et il fait tout le reste. Les 600 litres de vin c’est bien plus qu’il n’en fallait pour une noce. Il y avait de quoi saouler tout un village. C’est une manière de nous annoncer l’amour fou d’un Dieu qui se donne en surabondance.

Ce vin servi en abondance est le signe de la nouveauté et de la puissance de l’Évangile. À Cana, Jésus a remplacé l’eau par du vin. Mais n’oublions pas qu’il veut changer notre vie fade comme de l’eau en une vie bonne et savoureuse comme un grand cru. Un jour, ce sera la grande surprise. Nous pensions qu’il aurait servi le bon vin en premier. Encore une fois, une dernière fois, nous découvrirons que Jésus aura gardé le meilleur pour après et pour les siècles des siècles. Amen

Mois de Marie

Comme vous le savez, ce mois de mai est dédié à Marie. Ils sont nombreux ceux et celles qui ont l’habitude de se rassembler dans les divers lieux de pèlerinage à Lourdes, La Salette, Fatima et ailleurs. Les uns et les autres choisissent de se tourner vers Marie pour implorer sa protection. Malheureusement, pendant de longs mois, ces rassemblements ont été compromis par la pandémie.

Cette année, le pape François nous a invités à un « marathon de prière ». Une chaîne de prière reliant trente sanctuaires à travers le monde pour invoquer la fin de la pandémie et la reprise des activités économiques et sociales se déroule tout au long de ce mois. Unis par la prière du Rosaire, chaque jour du mois sera consacré à une intention dédiée aux personnes les plus affectées par la pandémie.

Bien sûr, Marie ne tient pas le rôle de Dieu. Nous ne la prions pas comme une sorte de déesse. Son message, à Lourdes et ailleurs, nous renvoie au Christ. Il est le Chemin, la Vérité et la Vie. C’est par lui que nous passons pour aller vers le Père. Elle nous rappelle l’importance de la prière, de la conversion et de la pénitence. Elle-même nous a donné, tout au long de sa vie terrestre, le témoignage de sa foi et de son entière disponibilité aux appels de Dieu.

Marie avait été invitée à un mariage. Jésus était là avec les disciples, c’est à dire les douze qui le suivaient. Or voilà qu’au beau milieu du repas, il n’y a plus de vin. C’est quelque chose de déshonorant pour la famille des mariés. Marie s’en aperçoit et elle le dit à Jésus. Ils n’ont plus de vin. La fête va être ratée. Et nous connaissons la suite… « Faites tout ce qu’il vous dira… » Puis le signe de l’eau changée en vin. Ces jeunes mariés avaient eu vraiment une très bonne idée d’inviter Marie et Jésus à leur mariage.

Marie a toujours la même attitude aujourd’hui : Elle voit tous ces gens qui souffrent, ceux qui se font la guerre, ceux qui n’ont plus d’espérance, ceux qui n’ont plus d’argent et plus de pain et surtout ceux qui n’ont plus d’amour. Comme à Cana, elle nous renvoie à Jésus ; elle nous dit : »Faites tout ce qu’il vous dira. » Ça veut dire : Prenez le temps d’écouter Jésus. Il ne vous parlera pas comme une personne qui est en face de vous. Mais sa parole, nous la trouvons en lisant l’Évangile. Quand nous sommes réunis pour écouter cette bonne nouvelle, c’est Jésus qui nous parle. Et nous sommes invités à faire ce qu’il nous dit.

Aujourd’hui comme autrefois, Jésus nous redit inlassablement : « Puisez… remplissez… Puisez à la Source… Ressourcez-vous… Remplissez-vous de l’amour de Dieu à l’église le dimanche, à la maison et partout où vous êtes. C’est auprès de lui que vous trouverez la vraie joie. Le signe le plus important, ce n’est pas l’eau changée en vin. Ce que Jésus veut transformer, c’est nous. Ensemble, nous devenons le Corps du Christ. Nous le savons bien, quand nous vivons dans l’égoïsme, nous augmentons la dose de poison et de haine dans le monde.

Bien sûr, si nous nous mettons à l’écoute de la parole de Dieu, si nous faisons ce qu’il nous dit, si nous puisons à la source, cela ne résoudra pas tous nos problèmes, mais nous augmenterons la dose d’amour dans le monde. Finalement, le signe de Cana, c’est chaque jour qu’il peut se réaliser. Mais pour cela, il nous faut écouter Jésus et faire ce qu’il nous dit. Marie est là pour nous le rappeler.

 

Rosaire sur Radio Salve Regina

Il existe aussi une application « chapelet de Lourdes » qui peut être installée sur les smartphones et les tablettes.

 

Christ est ressuscité

Trois jours après sa mort, le Fils de Dieu ressuscitait. Et le désespoir était à jamais chassé du monde. Marie Madeleine fut la première personne à voir le Ressuscité. Elle s’attendait si peu à le retrouver, elle qui l’aimait tant et l’avait tant pleuré, qu’elle ne l’avait pas reconnu d’emblée. Sur le chemin d’Emmaüs, ses disciples non plus ne l’ont pas reconnu d’emblée…. Quant à Thomas, il avait besoin de certitudes. Il lui fallait toucher les cicatrices des clous sur les mains. Et Jésus s’est laissé faire ; Thomas, à genoux, a reconnu « Mon Seigneur et mon Dieu.

 

Nous aussi nous rencontrons le Ressuscité mais nous ne le savons pas. Il est dans le cœur des hommes. Il se tient aussi derrière l’Hostie. Nous pouvons le contempler et l’avoir en nous. Quand nous rencontrons ceux qui vivent pour lui et qui agissent en Son Nom, il est encore là. Quand l’amour domine en nous, autour de nous et dans le monde, quand l’amour est vainqueur du mal, il n’est pas loin.

Le problème n’est pas son existence mais la difficulté à le reconnaître. Combien de fois sommes-nous restés dans le tombeau de notre chagrin, de notre dépression, de notre mal être ?… Un jour, tu es sorti de ton tombeau, prêt à affronter la réalité avec le feu de l’amour en toi. Tu étais tué par le péché, le tien ou celui d’un autre. Puis il y a eu cette voix : « Sors ! » L’Esprit Saint fait de nous des hommes neufs. Il nous fait devenir immortels car l’amour est plus fort que la peur. Nous avons connu la résurrection dès cette terre, car si le Père l’a voulue pour son Fils, Il la veut aussi pour ses autres enfants.

Changer notre regard

Quand nous lisons les évangiles, nous découvrons que Jésus invite régulièrement ses interlocuteurs à changer leur regard sur les autres, en particulier sur les petits, les malades, les pécheurs. Trop souvent nous avons un regard qui juge, qui dénonce et qui ne laisse aucune chance à l’autre.

Rappelons-nous la Bible et le premier regard qu’elle nous donne à voir. Dieu se réjouit de tout ce qu’il est en train de faire : « Dieu vit que la lumière était bonne… Dieu vit tout ce qu’il avait fait : Cela était très bon. »

Nous aussi, nous pourrions apprendre à regarder comme Dieu et à nous émerveiller de tout ce qui se fait et de ce que nous faisons. Bien sûr le mal est toujours là, nous ne pouvons pas ne pas le voir. Mais l’évangile voudrait nous apprendre à éduquer notre regard à la bonté pour entrer dans la manière de voir de Dieu.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, regarder n’est pas synonyme d’inaction. Dieu ne cesse d’agir à cause de ce qu’il voit. Il a vu la misère de son peuple et il appelle Moïse pour le libérer. Jésus voit Simon et André et il les appelle à le suivre. Il voit la foule et il est saisi de pitié. Pour elle, il multiplie les pains et les poissons. En chaque personne, il ne voit pas d’abord son péché mais la sainteté à laquelle elle est appelée.

Comment ne pas penser à Marie aux noces de Cana. Elle a vu qu’ils manquaient de vin et elle a dit à Jésus. Marie n’a pas changé. Elle voit tous nos besoins et elle intercède pour nous auprès de Dieu. Et si nous portions dans notre prière tout ce que nous voyons autour de nous… Notre regard en serait sûrement changé.

Chapitre 11

Entrée de Jésus à Jérusalem (10, 1-11)
« Hosanna ! » C’est un des rares mots de la langue de Jésus que notre liturgie latine conserve. En chantant Hosanna, au cœur de la prière eucharistique, nous reprenons l’acclamation de la foule qui chantait ainsi lorsque Jésus descendit, juché sur un âne, le mont des Oliviers.
Cette acclamation vient directement du psaume 117 par lequel le peuple de Dieu accueille et demande que soit béni un chef militaire de retour au Temple après une victoire.
Ce mot hébreu est justement traduit par la traduction liturgique : Donne, Seigneur, donne le salut ! Ce cri liturgique est donc, tout à la fois, une louange et une supplication. L’histoire du peuple de l’Alliance permet de savoir que notre Dieu est le Dieu qui nous sauve ; et nous l’acclamons pour cela. Mais pour cette même raison, nous lui demandons, nous le supplions, qu’il déploie encore sa puissance, aujourd’hui et demain.
Cet Évangile est lu le dimanche des rameaux. L’essentiel, c’est la marche avec le Christ, à qui nous disons notre foi par cette antique acclamation, qui est un mot hébreu, Hosanna, et qui signifie : « Dieu, donne le salut, donne la victoire ! » Cette acclamation, nous la connaissons bien, puisqu’elle fait partie du chant « Saint, saint, saint est le Seigneur ».
Par cet évangile, Jésus entraîne notre assemblée avec lui ; notre marche vers l’église (ou vers l’autel) représente la longue marche du peuple de Dieu, entraînant l’humanité, dans le souffle de l’Esprit Saint, pour construire la Jérusalem nouvelle.