4ème dimanche de Pâques (b)

4ème dimanche de Pâques (b)
Journée mondiale de prière pour les vocations

Sur les chemins de notre humanité sauvée,
écoutons le Ressuscité nous dire :
« Il y aura un seul troupeau et un seul pasteur »

Accueil : Les trois premiers dimanches de Pâques, nous avons découvert comment Jésus ressuscité s’est manifesté à ses disciples. À partir de ce dimanche, nous écoutons ses enseignements, qui nous instruisent sur sa présence au milieu de nous, en tant qu’il est le Vivant, le Ressuscité, et sur tous ses gestes de bonté à notre égard. Que Dieu nous dispose à écouter la voix du Bon Pasteur dans les lectures de ce dimanche. Prions-le, ensemble, d’une même voix.

Temps de la Parole
1ère lecture – Ac 4, 8-12 : Pierre comparaît devant le Sanhédrin. Cela ne l’empêche pas, bien au contraire, de proclamer que seul le nom de Jésus sauve.

2ème lecture – 1 Jn 3, 1-2
Nous sommes les bien-aimés de Dieu, ses enfants. Cela nous est manifesté dès aujourd’hui, mais plus encore lorsque nous « le verrons tel qu’il est ».

Évangile : Jn 10, 11-18

Homélie

« Jésus berger de toute humanité… »

Textes bibliques : Lire
À cause de cette page d’Évangile, c’est aujourd’hui la journée de prière pour les vocations. Le pape Paul VI l’a instituée en 1963 et l’a fixée au 4ème dimanche de Pâques. Quand nous parlons des vocations, nous pensons aux prêtres, aux religieux et religieuses qui prennent de l’âge. Mais dans les textes bibliques de ce dimanche, les lamentations stériles n’ont pas leur place. Le plus important, c’est de découvrir le Christ qui se présente à nous comme le bon berger.

Ce bon berger est un observateur attentif ; il connaît chacune de ses brebis ; aucune ne se ressemble ; elles sont toutes uniques. Qui que nous soyons, nous avons du prix à ses yeux. Cette conviction de foi doit nous conduire à l’action de grâce pour tout ce qui nous est donné. Cela signifie également que chacun a une vocation propre : tous les états de vie sont des vocations, non seulement les prêtres et les religieux, mais aussi le mariage, la présence au monde. Nous sommes tous appelés à une vocation particulière au service de tous. C’est ensemble, en communion avec toute l’Église que nous participons à la mission du Christ Bon Berger.

Dans un deuxième temps, le Christ nous dit que le bon berger donne sa vie pour ses brebis. Il reste solidaire. Il ne les abandonne pas quand vient le loup, quand vient l’épreuve. Jésus expose sa vie pour protéger ses brebis. Il va jusqu’au bout en se donnant totalement à ceux qui viennent l’arrêter. Il donne sa vie pour le salut du monde. Lui-même nous l’a dit : « Ma vie, nul ne la prend mais c’est moi qui la donne ». Et quand nous chantons « Jésus Berger de toute humanité », nous proclamons que nous voulons le suivre et lui donner la première place dans notre vie.

Enfin, le Bon Pasteur nous dit qu’il a d’autres brebis dans d’autres bergeries. Il s’en préoccupe ; il veut les rassembler toutes en un seul troupeau dans l’unité. Quand il dit cela, il ne pense pas seulement aux bons chrétiens ; il pense aussi à tous ceux et celles qui ne connaissent pas Dieu, ceux et celles qui organisent leur vie sans lui et en dehors de lui ; il voit aussi ceux et celles qui combattent l’espérance chrétienne ou la tournent en dérision. Les uns et les autres sont connus et aimés de Dieu. Nous sommes envoyés dans ce monde tel qu’il est pour être les témoins et les messagers de cette bonne nouvelle.

Depuis la Pentecôte, les apôtres sont devenus les messagers de l’Évangile. Après la résurrection de Jésus, Pierre a connu une transformation très forte. Lui qui avait peur au moment de la Passion fait preuve d’une force merveilleuse. Il n’hésite pas à proclamer devant tous ses adversaires qu’en dehors de Jésus, il n’y a pas de salut. Ce n’est que grâce à lui que nous pouvons obtenir la vie nouvelle qui fait de nous des enfants de Dieu. C’est de cela que nous avons à témoigner tout au long de nos journées. Les évêques, les prêtres, les diacres, les laïcs sont tous donnés à l’Église et au monde comme le Christ notre berger. Nous ne sommes pas à notre compte mais à celui de Jésus qui nous appelle et nous envoie pour être les témoins de la Bonne Nouvelle de l’Évangile.

La lettre de saint Jean (2ème lecture) va dans le même sens. Nous sommes peut-être trop habitués à entendre que Dieu nous aime. C’est vrai que nous sommes devenus des enfants gâtés. Mais il nous faut imaginer le bouleversement de cette révélation d’amour a pu provoquer à l’époque. Elle s’adressait aux grandes cités de l’empire Romain, à des gens exploités et méprisés, à des mal-aimés de Corinthe et d’Éphèse. Pour eux c’était un véritable renversement. Le monde de l’amour n’avait rien à voir avec celui du pouvoir.

Ce qui est premier c’est cette révélation inimaginable d’un Dieu dont le nom est “Amour”. Nous y avons été plongés au jour de notre baptême. “Mes bien-aimés, voyez comme il est grand l’amour dont le Père nous a comblés. Il a voulu que nous soyons enfants de Dieu”. C’est une expérience vraiment extraordinaire. Il s’agit moins d’aimer que de se savoir aimés par lui. Pour nous, cela a commencé au jour de notre baptême et cela se développe tout au long de notre vie. Un jour viendra où nous atteindrons la parfaite ressemblance avec le Fils de Dieu. “Nous luis serons semblables parce que nous le verrons tel qu’il est”. Il suffit de se laisser aimer.

Si nous allons communier au Corps et au sang du Christ c’est pour puiser à la source de cet amour qui est en Dieu, c’est pour entrer dans ce projet qui anime Jésus. Alors oui, nous te prions Seigneur : donne-nous force et courage pour rester fidèles à cette mission que tu nous confies.

Télécharger : 4ème dimanche de Pâques

Sources : Revues Fiches dominicales, Feu Nouveau, homélies pour l’année B (Amédée Brunot), La Parole de Dieu pour chaque jour de 2012 (Vincenzo Paglia), Lectures bibliques des dimanches B (Albert Vanhoye) dossiers personnels…

Prière universelle

Invitation : Il n’y a de salut qu’en Jésus, proclamait l’apôtre Pierre. Cette parole nous met en confiance et nous encourage à présenter nos prières au Fils de Dieu.

Pistes pour les intentions

Confions au Christ, le bon Pasteur, nos frères et sœurs qui assurent les nombreux services et ministères pastoraux de nos communautés, prêtres, diacres, missionnaires, catéchistes, et tant d’autres fonctions ; pour eux tous, prions le Seigneur.

Comme Jésus a établi Pierre et les disciples comme pasteurs de ses communautés, confions à Dieu les responsables actuels chargés d’appeler aux ministères indispensables à nos communautés ; pour eux tous, prions le Seigneur.

Pour le troupeau du Christ encore dispersé, pour nos frères et sœurs qui s’en sont éloignés ou qui sont découragés et perdus, pour les communautés blessées par les divisions et les conflits, prions le Seigneur.

Pour nos communautés et nos assemblées, pour que le Christ, comme bon Pasteur, nous garde toujours attentifs à sa voix, que nous sachions reconnaître sa présence pour nous laisser guider par lui, prions le Seigneur.

Conclusion
Dieu notre Père, nous te bénissons pour l’immense attention que tu nous portes et nous te prions encore : ouvre nos yeux, nos oreilles, nos cœurs, nos esprits à ta connaissance, par Jésus, notre bon Pasteur, notre vrai berger. Gloire à toi pour les siècles.

Autres approches

Kerit.be (homélies de dimanche dernier et dimanche prochain)

Commentaires de Claire Patier : écouter

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Homélies de diacres

ADAP : Lire (année B)

L’Évangile au quotidien : Lire

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Quelques pistes pour Lire, méditer et prier avec Parole de Dieu : Lire

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