Chapitre 11

Entrée de Jésus à Jérusalem (10, 1-11)
« Hosanna ! » C’est un des rares mots de la langue de Jésus que notre liturgie latine conserve. En chantant Hosanna, au cœur de la prière eucharistique, nous reprenons l’acclamation de la foule qui chantait ainsi lorsque Jésus descendit, juché sur un âne, le mont des Oliviers.
Cette acclamation vient directement du psaume 117 par lequel le peuple de Dieu accueille et demande que soit béni un chef militaire de retour au Temple après une victoire.
Ce mot hébreu est justement traduit par la traduction liturgique : Donne, Seigneur, donne le salut ! Ce cri liturgique est donc, tout à la fois, une louange et une supplication. L’histoire du peuple de l’Alliance permet de savoir que notre Dieu est le Dieu qui nous sauve ; et nous l’acclamons pour cela. Mais pour cette même raison, nous lui demandons, nous le supplions, qu’il déploie encore sa puissance, aujourd’hui et demain.
Cet Évangile est lu le dimanche des rameaux. L’essentiel, c’est la marche avec le Christ, à qui nous disons notre foi par cette antique acclamation, qui est un mot hébreu, Hosanna, et qui signifie : « Dieu, donne le salut, donne la victoire ! » Cette acclamation, nous la connaissons bien, puisqu’elle fait partie du chant « Saint, saint, saint est le Seigneur ».
Par cet évangile, Jésus entraîne notre assemblée avec lui ; notre marche vers l’église (ou vers l’autel) représente la longue marche du peuple de Dieu, entraînant l’humanité, dans le souffle de l’Esprit Saint, pour construire la Jérusalem nouvelle.