Face au confinement

Depuis le début du mois de novembre, nous voici revenus en période de confinement. Chez nous comme dans de nombreux autres pays, il fallait faire face à une pandémie plus virulente que la première. Le constat est sans appel : malades de plus en plus nombreux, hôpitaux surchargés, personnel soignant épuisé et surtout de nombreux décès. Face à cette recrudescence, les pouvoirs publics ont sifflé la fin de la récréation estivale. Il fallait tout faire pour se protéger et protéger les autres.

 

En conséquence, il est devenu impératif de respecter les « gestes barrière ». Il y a beaucoup de choses que nous ne pouvons plus faire : fini les sorties théâtre ou cinéma, les dîners ou apéros entre amis, les achats de produits non essentiels… Nous chrétiens, nous ne pouvons plus nous rassembler à l’église pour célébrer l’Eucharistie. Beaucoup ont du mal à le supporter. Mais je lisais dans une revue : « le chrétien est-il né au monde pour râler ou pour glorifier ? Pour se joindre à la cohorte des boudeurs ou à celle des saints ? » La réponse nous appartient.

Cette habitude de toujours râler, c’est très mauvais, ça donne « des aigreurs d’estomac ». Une alternative est possible : si nous le voulons bien, cette période peut devenir un temps de retraite. Le confinement nous oblige à nous retirer loin des bruits et de l’agitation de ce monde. Pour nous chrétiens, c’est très important : ce contact régulier avec le Seigneur nous aidera à raviver « notre flamme intérieure ».

De nombreux moyens nous sont proposés pour nourrir notre vie spirituelle : messes diffusées à la télévision, sur KTO, sur les sites Internet des diocèses et de nombreuses paroisses… Beaucoup savent faire preuve d’ingéniosité grâce aux nouvelles technologies : réunions en visio-conférence, sites Internet… etc. C’est une chance dont il faut profiter.

Un dernier point : nos rencontres physiques sont limitées, mais cela ne nous empêche pas d’être attentifs aux autres, en particulier aux personnes seules. Pendant le premier confinement, beaucoup leur ont téléphoné. Certains ce sont proposés pour leur faire les courses. Nous apprécions ces gestes de solidarité à leur juste valeur. Nous chrétiens; nous croyons qu’à travers les autres, c’est le Seigneur que nous servons. C’est à notre amour que nous serons jugés. C’est lui que fait la valeur de toute vie.

Père Jean Compazieu