À la crèche

Il y avait bien du monde ce jour-là à la crèche : des anges, des bergers, les mages… quelle belle fête ! Et que les anges chantaient bien !

Maintenant, tout le monde est parti et l’enfant a besoin de dormir. Marie ramène un peu de paille et va chercher la couverture qu’en maman prévoyante, elle a apportée : il pourrait faire froid cette nuit.

Mais voilà que quelqu’un se présente encore ! C’est un vieux couple ; ils sont si vieux qu’ils tiennent à peine debout. Ils sont tout dépenaillés. Joseph est un peu inquiet : les bergers du coin, il les connaît ; les anges, lui et Marie ont l’habitude ; les mages : l’Écriture en a parlé. Mais ces deux-là, qui sont-ils ?

Il les laisse entrer cependant. La femme tire quelque chose de ses vêtements et le dépose près de l’enfant. (Mon Dieu et si c’était une bombe !) Mais Jésus qui n’est pourtant qu’un tout petit bébé sourit. Vite on regarde ce que ces gens ont apporté.

O surprise, c’est une pomme ! Les visiteurs étaient Adam et Ève. Ils apportaient leur premier péché et le péché du monde…

Un Dieu « Pardonneur »

Au jour de notre baptême, nous avons été plongés dans cet océan d’amour qui est en Dieu Père Fils et Saint Esprit. le nouveau baptisé découvre qu’il es l’enfant bien-aimé du Père. Dieu n’en finit pas de nous donner son amour. Entre Dieu et nous, c’est une histoire d’amour qui ne finira pas. Pour lui, nous sommes uniques. il tient à chacun de nous comme à son bien le plus précieux. Être baptisé, c’est accepter d’être aimé par Dieu Père, sauvé par Jésus Christ et animé par l’Esprit de Vie et de joie. Être baptisé c’est répondre oui à l’amour dont Dieu nous aime.

Malheureusement, il nous arrive de nous détourner de ce Dieu Amour. Nous choisissons la pacotille plutôt que le seul vrai trésor. Mais notre Dieu ne se résigne pas à nos « ruptures d’alliance ». Il ne cesse « de nous appeler à une vie plus belle ». Il nous offre de revenir vers lui. Même si nous avons gravement péché son amour nous est sans cesse offert.

Notre Dieu est le « pardonneur ». Voilà un mot que nous pouvons chercher dans nos dictionnaires ; nous ne le trouverons pas. « C’est vraiment un manque impardonnable. » Mais notre Dieu est plus grand que nos mots humains. On peut donc inventer un mot qui ne serve qu’à lui . Il est « le » pardonneur. Pour s’en rendre compte, il suffit de lire la Bible. Chaque fois qu’ils se sont détournés de lui et ont défiguré son alliance, il leur a offert une vie renouvelée.

Le Sacrement du pardon : Ce sacrement ne va pas effacer les actes que nous avons commis. Il est destiné à « enlever » les chaines qui nous emprisonnent, enlever le fardeau qui nous accable. Notre Dieu est un Dieu libérateur.

Pourquoi s’adresser à un prêtre ? Ce serait tellement plus facile de s’adresser directement à Dieu. En fait, c’est le Christ qui a envoyé ses apôtres avec une mission bien précise : « Les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez… » Le prêtre auquel on s’adresse représente la communauté des chrétiens qui accueille. S’adresser à un prêtre, c’est se reconnaître membre de cette Église blessée par notre contre témoignage. Ce pardon que l’Église nous offre ne vient pas d’elle mais du Christ qui en est la Source. Quand nous recevons ce sacrement, c’est Jésus qui est là pour nous relever. Comme il l’a fait pour la femme de Samarie, il continue de nous proposer l’eau vive, celle de l’Amour qui est en Dieu. Il nous offre de puiser à cette Source intarissable.