Tous les saints

Le jour de Toussaint, comme le jour de Pâques, nos églises accueillent plus de gens que les autres dimanches. Ils sont nombreux ceux et celles qui ont choisi de revenir sur leur paroisse d’origine. Ce qui nous motive tous, c’est le souvenir de nos défunts. Mais en cette fête de tous les saints, nous devons réentendre cette parole de l’Évangile : « Ne cherchez pas parmi les morts celui qui est vivant. » Et nous n’oublions pas cette réponse du Christ : « Dieu n’est pas le Dieu des morts mais des vivants ».

L’Évangile des béatitudes nous est présenté comme une lumière sur notre chemin. C’est ce chemin qui a été suivi par les saints que nous fêtons en ce jour. L’Église est fière de nous montrer ceux et celles qui ont vécu au mieux les béatitudes. Nous pensons à tous ceux et celles qui ont marqué l’histoire humaine et chrétienne, les apôtres, les martyrs, ceux d’hier et ceux d’aujourd’hui. Mais la sainteté n’est pas offerte à quelques élites : elle est pour tous. Pour y parvenir, il suffit de laisser le Seigneur agir en nous. Il est « le Chemin, la Vérité et la Vie » ; c’est par lui que nous allons au Père.

La fête de Toussaint, tout comme celle de Pâques, nous appelle à la joie et à l’espérance. Le mal qui accable notre vie et notre monde n’aura pas le dernier mot. Le Christ ressuscité veut nous associer tous à sa victoire sur la mort et le péché. Cette bonne nouvelle est pour tous, même pour les plus grands pécheurs. Pensons à Pierre qui avait renié le Christ, Paul qui avait persécuté les chrétiens, saint Augustin qui avait passé toute une partie de sa vie dans la débauche… Leur rencontre avec le Christ a complètement bouleversé leur vie. C’est ce qu’il veut aussi pour chacun de nous : il est capable de venir nous chercher très loin et très bas.

En communion avec tous les chrétiens du monde et avec tous les saints, nous rendons grâce au Seigneur pour cet amour qu’il nous donne sans compter. Et nous lui demandons qu’il fasse de toute notre vie une marche vers ce Royaume auquel nous sommes tous appelés.

Les mauvaises langues…

Chacun sait que la langue peut être la meilleure et la pire des choses. Il en est de même pour les réseaux qu’on appelle « sociaux » ; ils peuvent rapprocher des personnes qui ne se connaissaient pas. Des liens d’amitié se créent ; c’est très beau. Mais trop souvent, ils servent de défouloir pour déverser la rancœur : on accuse, on dénonce les coupables, on les enfonce. Tout cela ne fait que s’ajoute à la dose de poison qui pollue notre société. N’oublions pas que, dans le monde de la Bible, l’accusateur c’est Satan. Quand nous accusons les autres, nous entrons dans son jeu.

Pour en sortir, il est urgent de « puiser à la Source », la vraie. C’est au pied de la croix que nous la trouvons. Elle nous montre Jésus qui a livré son Corps et versé son sang pour nous et pour le monde entier, y compris pour nos pires ennemis. Il est venu « chercher et sauver ceux qui étaient perdus ». Chaque fois que nous les dénigrons, c’est contre lui que nous péchons.

Oui, bien sûr, il faut dénoncer le péché, le mal, la violence, les injustices ; mais le pécheur est une personne que Dieu veut sauver. C’est pour lui que Jésus a donné sa vie sur une croix. Il est le bon berger qui ne cesse de courir à la recherche de la brebis perdue. Dans l’Évangile, il nous donne son commandement : « Aimez-vous les uns les autres COMME je vous ai aimés » (autant que je vous ai aimés). Aimer c’est accueillir, c’est pardonner, c’est se donner, c’est suivre Jésus sur le chemin qu’il nous montre.

Pour répondre à cet appel du Seigneur, nous avons besoin de son aide. C’est vrai que nous nous sentons bien pauvres et bien limités. Mais grâce au contact régulier avec le Seigneur dans la prière, nous apprenons à nous ajuster à ce Dieu qui est amour. Nous apprenons à regarder le monde avec le regard de Celui qui a donné sa vie pour les pécheurs que nous sommes.

« Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.

O Seigneur, que je ne cherche pas tant à
être consolé qu’à consoler,
à être compris qu’à comprendre,
à être aimé qu’à aimer.

Car c’est en se donnant qu’on reçoit,
c’est en s’oubliant qu’on se retrouve,
c’est en pardonnant qu’on est pardonné,
c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie. »
(Prière attribuée à Saint François d’Assise)

 

Le mois du Rosaire

Chaque année le mois d’Octobre c’est celui du Rosaire. C’est un temps fort qui débouche sur la fête de tous les saints le 1er novembre.

Le Rosaire est une forme de prière qui s’est progressivement élaborée au cours du Moyen Age et qui a été popularisée au XIIème siècle par saint Bernard puis par les dominicains. Une fête de Notre Dame du Rosaire est célébrée le 7 octobre. Cette fête a été instituée par le pape Pie V en 1573, après la victoire de Lépante en 1571 pour remercier Marie de cette victoire.

L’ensemble du mois d’octobre où l’on prie plus particulièrement la Vierge est le mois du Rosaire. Ce nom de rosaire vient de l’usage de couronner de roses les statues de la Vierge au Moyen Age, ces roses étant le symbole des prières adressées à Marie.

Aujourd’hui, la prière du Rosaire consiste en la récitation de quatre chapelets de cinq dizaines chacun (une dizaine étant composée d’un Notre Père et dix je vous salue). Cette prière nous fait méditer sur la place de Marie dans le mystère du Salut. Cette méditation comporte successivement :

Durant le 1er chapelet sur les cinq mystères joyeux : Annonciation, visitation, nativité, Présentation de Jésus au Temple, Jésus retrouvé au temple.

Durant le deuxième chapelet sur les cinq mystères lumineux : Le Baptême de Jésus, Les Noces de Cana. L’Annonce du Royaume de Dieu, La Transfiguration, L’Institution de l’Eucharistie

Durant le 3ème chapelet : sur les cinq mystères douloureux : Agonie au Jardin des Oliviers, flagellation, couronnement d’épines, portement de croix, mort du Christ sur la croix

Durant le 4ème chapelet, sur les cinq mystères glorieux : Résurrection, Ascension, Pentecôte, Assomption, Couronnement de la Vierge.

La pratique du chapelet, individuelle ou collective est une forme de spiritualité à la portée de tous. Elle associe l’usage d’une formule courante de prière à une méditation personnelle du Salut en Jésus Christ. De nombreuses radios catholiques proposent le rosaire en Audio. Il existe également des applications pour smartphones (par exemple « chapelet de Lourdes »)

Bon mois du Rosaire à tous. Jean C