Témoignages

Les saints du jour : Lire

Témoignage d’un grand malade

Engagement d’un jeune hospitalier à Lourdes

Jésus, je le dirai à ta Mère

Le jour où le ciel s’est ouvert

Parlez-nous de Dieu, de Jésus et de sa Mère…

Témoignage de guérison

Père Jacques Hamel

Témoignage de Lucile

Maïti et Léo

En 1939, c’est la guerre. L’Allemagne nazie envahit la France. Des soldats allemands s’installent dans la maison de Maïtie. A 18 ans, elle décide secrètement d’entrer dans la Résistance. Maïtie aide des résistants à s’enfuir et prend beaucoup de risques.

En octobre 1943, Maïtie est arrêtée, envoyée en prison et torturée. Son bourreau est un médecin qui travaille pour Hitler. Les prisonniers souffrent et tous ont peur de mourir. Au cœur de cet enfer, Maïtie encourage ses camarades et leur parle de Dieu.

Le centre de torture est découvert. Délivrée, Maïtie reste huit ans à l’hôpital. Elle ne pourra plus jamais marcher. Ses souffrances sont terribles. Pourtant Maïtie veut vivre : Elle prie beaucoup et soutient les malades. Elle pense souvent à son bourreau : Arrivera-t-elle à lui pardonner ?

En 1984, le téléphone sonne. Au bout du fil, un homme demande à la voir. Maïtie reconnaît tout de suite la voix du médecin qui, quarante ans plus tôt l’a torturée. Il est malade et va bientôt mourir. Maïtie s’entend répondre : « Venez ! »

Le lendemain, Léo supplie Maïtie : « J’ai peur de mourir. Que dois-je faire ? » Maïtie lui conseille de donner tout son amour autour de lui. C’est le seul moyen de réparer ce qu’il a fait. Léo demande alors pardon à Maïtie. Elle ressent une joie immense : à cet instant, elle pardonne à son bourreau

A la suite de cette rencontre, Léo avoue à sa famille et à ses amis ce qu’il a fait pendant la guerre. Il donne sa fortune à des gens qui en ont besoin. Sa femme raconte qu’au moment de mourir, il a prononcé le nom de Maïtie. Aujourd’hui, Maïti G. a 85 ans.

Extrait de la revue Filotéo

La sainte sans nom

Il y a eu autrefois une jeune fille qui était servante dans une ferme – on ne sait plus trop où… Cette jeune fille semblait d’ailleurs tellement insignifiante qu’on ne l’appelait jamais que par « o! », « eh, toi ! » On avait complètement oublié son nom, et elle-même ne s’en souvenait plus.

Cependant, après sa mort, lorsque cette petite s’est retrouvée au paradis, quelle n’a pas été sa surprise en constatant qu’on la conduisait tout auprès des plus grands saints du ciel ! Oui, car aussi discrète et peu remarquable qu’ait été sa vie, la jeune fille avait vécu de manière telle qu’elle en était arrivée, sans s’en rendre compte – et peut-être même à cause de cela – au plus pur état de sainteté. Et si, comble d’innocence, elle en était surprise et gênée, les autres saints eux étaient très embarrassés. Tous savaient que, ne possédant aucun nom propre, cette nouvelle sainte ne pourrait jamais recevoir de prière particulière, des vœux qui lui soient précisément adressés !

Déjà, les saints les plus généreux lui proposaient de partager les leurs, tandis qu’elle refusait poliment, disant que jusqu’à présent, elle s’en était bien passée et qu’elle pourrait continuer… quand l’arrêt divin est tombé. Le Seigneur a prononcé:

  • A la nouvelle sainte sans nom iront toutes les prières sans nom.

Et depuis ce jour, c’est cette petite, dont on ignore tout, qui recueille au ciel le plus de prière. Car c’est vers elle que montent tous les élans de nos cœurs, chaque fois que, sans même en prendre conscience, nous traverse une inclination vers le bien ou un désir confus de rendre le monde meilleur.

Chaque sourire, chaque larme, dit-on, de nos plus pures émotions, est aussitôt recueillie et bénie par la sainte sans nom

Extrait de Contes des sages juifs, chrétiens et musulmans

Jean-Jacques fdido, Seuil (p. 99 à 101)

Revue Prier de novembre 2010

Témoignage de Pauline

 

A l’occasion du synode diocésain

de Rodez