Le temps de l’Avent

Avec le premier dimanche de l’Avent, nous commençons une nouvelle année liturgique. Comme chacun le sait, l’année civile commence le 1er janvier et l’année scolaire en début septembre. Pour nous, chrétiens, le temps de l’Avent marque le début d’une nouvelle étape qui nous conduira jusqu’à Noël, Pâques, l’Ascension, la Pentecôte…

Depuis quelques temps, des publicités très envahissantes arrivent dans nos boites à lettre pour nous dire comment vivre «un merveilleux Noël.» Les commerces et les rues de nos villes entrent à leur manière dans cette période de l’Avent. Nous aussi, nous d’abord, nous allons vivre ces quatre semaines comme une période d’attente. Le temps de l’Avent, c’est celui de l’avènement. C’est précisément le sens du mot « Avent ». Nous attendons la venue de notre Sauveur dans notre monde et notre vie. Les rues et les magasins illuminés devraient nous rappeler Celui qui est la Lumière du monde, celui qui vient éclairer notre vie et lui donner tout son sens.

Avec le premier dimanche, nous découvrons qu’il ne suffit pas de rêver à Noël et à la crèche. Les textes bibliques nous annoncent que le Christ reviendra. Ce sera la naissance d’un monde nouveau bien plus merveilleux que celui dans lequel nous vivons. Ce sera la victoire de l’Amour sur les forces du mal et de la haine. C’est de cette bonne nouvelle que nous avons à témoigner auprès de tous ceux qui

Ce temps de l’Avent nous invite à accueillir le Christ qui vient. Il nous rejoint dans ce monde tel qu’il est, dans cette société qui nous pousse à consommer toujours plus. L’important ce n’est pas de remplir nos caddies mais de remplir notre cœur de l’amour qui est en Dieu. Noël ne se prépare pas d’abord dans les magasins mais dans le silence et le recueillement.

Ce temps de l’Avent est là pour nous dire que le but de notre vie est en Dieu. C’est le moment de renouveler notre regard en veillant avec le Christ dans la prière. Le Seigneur que nous attendons est déjà là au cœur de nos vies. Il est présent en chacun de ceux et celles qui nous entourent, en particulier celui qui a faim, celui qui est rejeté.

J’ai le souvenir d’une émission télévisée très significative : C’était la veille de Noël : Un jeune couple originaire du Moyen Orient cherchait un hébergement dans les hôtels d’une grande ville de chez nous. La jeune femme était enceinte. Partout, c’était le même refus ; on ne pouvait pas les recevoir : « Vous comprenez, avec les fêtes, ce n’est pas possible… » Cela ne vous rappelle rien ?

Vivre Noël, c’est accueillir Jésus qui vient. Saurons-nous le reconnaître ?

Père Jean Compazieu