La canicule…

Parler de la pluie et du beau temps peut nous paraître banal. Mais quand il faut supporter la forte chaleur, c’est autre chose. Des amis vivant habituellement dans un petit village tranquille ont été malades durant tout leur séjour dans une grande ville, et cela à cause de la pollution. Chez nous, il y a eu un peu de pluie, mais dans certaines régions c’est vraiment la sècheresse.

Dans d’autres pays c’est bien pire : la sècheresse y est telle qu’on y meurt de faim. C’est là que nous comprenons mieux l’importance de l’eau source de vie. Sans eau, c’est la mort, c’est le désert. Elle est un bien précieux qu’il nous faut préserver et économiser.

C’est vrai, nous souffrons tous de cette situation de nos cours d’eau et de nos champs. Mais n’y aurait-il pas  une sècheresse encore plus dramatique ? Je veux parler de celle du cœur. Nous constatons tous la montée de la violence, du terrorisme, du racisme, de l’indifférence… Des hommes, des femmes des enfants sont morts sous les bombes au Liban, en Irak et ailleurs. Des gens ont été retenus en otage contre leur volonté. Des personnes âgées vivent seules chez elles et n’ont aucune visite. La sècheresse du cœur nous empêche souvent de nous ouvrir à leurs souffrances.

C’est là que, nous, chrétiens, nous comprenons mieux une chose : L’eau, source de vie, devient aussi un symbole. Elle est le signe du baptême, le signe de la vie que Dieu nous donne. Mais cette vie a besoin d’être alimentée. Il nous faut réentendre l’appel de Marie à Bernadette de Lourdes : « Allez boire à la fontaine ! » Une fille revenant d’un pèlerinage diocésain nous faisait part de sa réflexion : « J’ai mieux compris ce que signifie aller puiser à la source ». Nous avons tous besoin de temps forts de « ressourcement ». Il s’agit pour nous de puiser à la source de l’amour infini qui est en Dieu.

Oui, bien sûr, mais que diriez-vous de quelqu’un qui va puiser à la fontaine en tenant sa gourde à l’envers ? Elle ne se remplira jamais. Or c’est souvent ce qui se passe dans notre vie quand nous ne sommes pas vraiment réceptifs à l’amour de Dieu.

A la plage, les vacanciers sont nombreux. Ils se font bronzer, côté pile, puis côté face… Le soleil les transforme… Mais le cœur ne change pas. C’est le contact régulier avec le Seigneur qui nous transformera. Lui seul peut nous renouveler par son pardon, nous nourrir de sa parole et de son Eucharistie, nous faire vivre de sa vie.

« Celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif, et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle. » (Jean 4:14)