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Victoire, tu règneras...

 

Le Vendredi Saint, nous nous sommes réunis autour de la croix. Cette croix que nous rencontrons à la croisée des chemins ne nous dit peut-être plus rien tellement nous avons pris l'habitude de la voir. Nous pensons aussi à celle qui pend sur le mur de notre cuisine ou de notre chambre. Pour d'autres encore, c'est celle en or ou en argent que l'on porte comme un objet de valeur.

Puis il y a aussi la croix qui ne se matérialise pas et qui marque parfois douloureusement notre existence quand elle s'appelle longue maladie, souffrance physique ou morale. Beaucoup sont submergés par l'inquiétude et perdent confiance en eux-mêmes. Ils se croient abandonnés de Dieu. Les angoisses de la nuit sont encore plus douloureuses.

Mais tout l'évangile nous dit que Jésus a voulu être avec nous dans nos souffrances et notre mort pour que nous soyons avec lui dans sa Vie. Un jour, il a dit : "Prenez sur vous mon joug…" Le joug c'est ce qui permettait à une paire de bœufs de tirer des fardeaux très lourds. Cela n'était possible que s'ils étaient reliés l'un à l'autre. Si Jésus nous propose de prendre son joug, c'est parce qu'il veut porter notre fardeau avec nous. Pour cela, il nous demande d'être reliés à lui. C'est cela le joug qu'il nous demande de prendre sur nous.

Le Vendredi Saint, nous nous sommes tournés vers la croix du Christ. En lisant le récit de la Passion, nous avons évoqué la première de toutes les croix, celle que le Seigneur a portée sur ses épaules, celle où il a été cloué, celle où il a prié le Père pour chacun de nous, celle où il a fini par mourir en se donnant pour tous et chacun.

Or voilà qu'au matin de Pâques, une joyeuse nouvelle retentit dans le monde ; elle sera proclamée par l'apôtre Pierre au jour de la Pentecôte : "Celui que vous avez crucifié, Dieu l'a ressuscité d'entre les morts." Plus tard, saint Paul dira : "Il vit par la puissance de Dieu." Ils diront aussi qu'ils ont vécu des expériences mystérieuses avec lui : Ce sont les récits des apparitions : "Nous l'avons vu… Nous avons mangé et bu avec lui. Les uns et les autres emploient des mots différents ; mais ils partent tous de la même conviction : "Jésus est vivant."

Depuis que Jésus est ressuscité, des multitudes d'hommes vont vivre et mourir en suivant le Christ, dans l'espérance d'être déjà ressuscités avec lui. La mort reste une épreuve terrible pour nous comme elle l'a été pour Jésus. Mais elle n'a pas le dernier mot ; elle est devenue un "passage" à cause de Jésus qui est le "passeur d'hommes". C'est par lui que nous passons pour aller au Père et rien ne peut nous séparer de son amour.

Nous aussi, nous pouvons être porteurs de vie. Nous sommes tous envoyés auprès de ceux qui luttent contre la souffrance et le désespoir pour leur redonner le goût de vivre. Notre attention, notre amitié ne doit pas oublier ceux et celles que la vie écrase. Un accueil, un pardon donné, une main tendue pour remettre debout, peuvent opérer un miracle de «renaissance. » Et, à travers tout cela, une parole qui témoigne de notre foi, est une invitation à rencontrer le Christ ressuscité. Oui, vivons comme des ressuscités. L'Eucharistie que nous célébrons chaque dimanche nous y invite.

 

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La petite Li (martyre)

Lorsqu’en 1979, Dieu rappela à lui son serviteur Fulton Sheen, des millions d’Américains le pleurèrent se sentirent orphelins. Des années durant, par tous moyens médiatiques possibles, ils étaient suspendus à ses lèvres, fascinés. Doté d’un charisme rarissime, Mgr Sheen cumulait l’art de parler avec la puissance qui lui venait du Saint Esprit. L’écoutait-on ? On savait alors que Dieu était vivant, magnifique et désirable. Bishop Sheen propageait une telle lumière que toutes les radios se l’arrachaient, sûres qu’il ferait sauter haut la main tous leurs quotas d’audiomètres enregistrés jusqu’alors. Sa fameuse série télévisée « La vie vaut la peine d’être vécue » rejoignait environ trente millions de téléspectateurs chaque semaine.

Ce grand archevêque, ce géant de l’évangélisation, avait un secret. Comme tous les grands hommes, les vrais, il chérissait secrètement une rencontre, un épisode de sa vie où la grâce l’avait terrassé, et il n’en déviait pas pour tout l’or du monde. Mais pour comprendre cet épisode il nous faut partir en Chine, au temps le plus mauvais de la répression communiste, dans les années cinquante…

Petits pas de chinoise…

Dans une école paroissiale les enfants récitent gravement leurs prières, la sœur Euphrasie est contente : il y a deux mois beaucoup ont pu faire leur première communion, et ils l’ont faite avec sérieux, du fond du cœur. Elle sourit à la question de la petite Li, 10 ans :
- Pourquoi le Seigneur Jésus ne nous a pas appris à dire : « Donnez-nous aujourd’hui notre riz quotidien » ?

Les enfants mangent du riz matin, midi et soir, comment répondre à une telle question ?
- C’est que… pain veut dire Eucharistie, avait répondu la religieuse.

Il est vrai que la soeur Euphrasie brillait plus par son cœur que par sa théologie !
- Tu demandes au bon Jésus la communion quotidienne. Pour ton corps tu as besoin de riz. Mais ton âme, qui vaut plus que le corps, a faim de ce pain qui est le Pain de Vie !

Au mois de mai, lorsque Li a fait sa première communion, elle dit à Jésus dans son coeur :
- Donne-moi toujours du pain quotidien, pour que mon âme vive et se porte bien !
Depuis lors, Li va communier tous les jours. Mais elle a conscience que ‘les méchants’ (les sans-Dieu de communistes) peuvent à tous moments l’empêcher de prendre Jésus dans la Communion. Alors elle prie ardemment que cela n’arrive jamais. Déjà, ils sont entrés un jour dans la classe et sur le champ se sont adressés aux enfants :
- Rendez-moi sur-le-champ toutes vos idoles !

Li savait bien ce qu’il voulait dire.Terrorisés, les enfants avaient dû remettre leurs images pieuses soigneusement peintes. Puis, dans un geste de colère, le commissaire avait arraché le crucifix du mur puis jeté par terre, et piétiné en criant :
- La nouvelle Chine ne tolèrera plus ces grossières superstitions !

La petite Li, qui aimait tant son image du Bon Pasteur, essaya de la cacher dans son corsage, c’était l’image de sa première communion ! Une gifle sonore la fit basculer, et la voilà par terre. Le commissaire appela le père de l’enfant et s’appliqua à l’humilier avant de le ligoter.

Ce même jour, tous les gens du village raflés par la police s’entassaient dans l’église pour un nouveau type de ‘sermon’ vociféré par le Commissaire, ridiculisant les missionnaires et les ‘agents de l’impérialisme américain’… Puis, d’une voix tonitruante, il ordonna aux miliciens de défoncer le tabernacle. L’assemblée retint son souffle et pria ardemment.
Tourné vers la foule l’homme crie :
- On va voir maintenant si votre Christ sait se défendre. Voilà ce que j’en fais de votre ‘Présence Réelle’. Des trucs du Vatican, pour mieux vous exploiter !

Ce disant, il attrapa le ciboire et jeta sur les dalles toutes les hosties. Les fidèles, sidérés, reculèrent en étouffant un cri.

La petite Li reste figée sur place. Oh, qu’a-t-on fait du Pain ? Son petit coeur droit et innocent se met à saigner devant les hosties dispersées sur le sol. N’y aura-t-il personne pour défendre Jésus ? Le Commissaire se moque, un rire gras entrecoupe ses blasphèmes. Li pleure en silence.
- Et maintenant, dehors, allez-vous-en ! Hurle le Commissaire, et gare à celui qui oserait retourner dans cet antre de superstitions !

L’église se vide. Mais, outre les Anges adorateurs toujours présents autour de Jésus Hostie, un témoin se tient là, ne perdant rien de la scène qui se déroule sous ses yeux. C’est le père Luc, des Missions Etrangères. Caché par les paroissiens dans un réduit du choeur, celui-ci dispose d’une lucarne qui donne sur l’église. Il s’abîme en prière réparatrice et souffre de ne pouvoir bouger : un geste de sa part et ses paroissiens qui l’ont camouflé là sont arrêtés pour trahison.
- Seigneur Jésus, ayez pitié de vous-même, prie-t-il, avec angoisse, empêchez ce sacrilège ! Seigneur Jésus !

Tout à coup, un crissement brise le lourd silence de l’église. La porte s’ouvre doucement. C’est la petite Li ! Elle a à peine dix ans et la voilà qui s’approche de l’autel, de ses petits pas de chinoise… Le père Luc tremble pour elle : elle peut se faire tuer à tout moment ! Mais il ne peut communiquer avec elle, il ne peut que regarder et supplier tous les saints du Ciel d’épargner cette enfant. La petite se prosterne et adore en silence, comme sœur Euphrasie le lui a appris. Elle sait que l’on doit préparer son cœur avant de recevoir Jésus. Les mains jointes elle adresse une mystérieuse prière à son cher Jésus maltraité et abandonné. Puis le père Luc la voit se baisser et, à quatre pattes, happer une hostie avec sa langue. La voilà maintenant à genoux, les yeux clos et tournés à l’intérieur vers son visiteur céleste. Chaque seconde pèse lourd, le père Luc craint le pire… Si seulement il pouvait lui parler ! Mais l’enfant repart doucement comme elle était arrivée, presque en sautillant.

Les ‘épurations’ continuent et la brigade volante des services de l’ordre fouille tout le village et ses abords. Tel est le sort de la ‘Nouvelle Chine’. Parmi les paysans, personne n’ose bouger. Tapis dans leurs cabanes de bambou, ils ignorent tout de l’avenir.
Pourtant tous les matins, notre petite Li s’échappe pour retrouver son Pain Vivant dans l’église et, reproduisant exactement la scène de la veille, elle prend une hostie avec la langue et disparaît. Le père Luc rongeait son frein : Pourquoi ne les prend-elle pas toutes ? Il connaît le nombre des hosties : trente deux. Ne sait-elle donc pas qu’elle peut en ramasser plusieurs a la fois ?
Non, elle ne le sait pas. Soeur Euphrasie avait été bien claire : « Une seule hostie par jour suffit. Et on ne touche pas l’hostie, on la reçoit sur la langue ! ». La petite se conforme aux règles.

Un jour, il ne reste plus qu’une seule hostie. A l’aube l’enfant se faufile comme de coutume dans l’église et s’approche de l’autel. Elle s’agenouille et prie tout près de l’hostie. Alors le Père Luc étouffe un cri.
Un milicien, debout dans l’embrasure de la porte braque son revolver. On n’entend qu’un coup sec, suivi d’un gros éclat de rire. L’enfant s’effondre aussitôt.
Le père Luc la croit morte, mais non, il la voit ramper avec difficulté vers l’hostie et y coller la bouche. Quelques soubresauts convulsifs, suivis d’une soudaine détente. La petite Li est morte.
Elle a sauvé toutes les hosties !

Chaque jour une ‘heure sainte’

Deux mois avant de mourir à l’âge de 84 ans, Mgr Fulton Scheen livra finalement son secret au grand public, lors d’une interview sur une chaîne de télévision nationale.
- Votre Excellence, lui demanda le journaliste, vous avez inspiré des millions de gens dans le monde entier. Mais vous-même, qui vous a inspiré ? Est-ce un pape ?
- Ce n’est ni un pape, répondit-il, ni un cardinal, ni un autre évêque. Ni même un prêtre ou une religieuse ! Celle qui m’a inspiré, c’est une petite chinoise de dix ans.

C’est alors que Mgr Sheen raconta l’histoire de la petite Li. Il livrait ainsi son testament intime. L’amour de cette enfant pour Jésus dans l’Eucharistie, ajouta-t-il l’avait tellement impressionné que le jour où il la découvrit il fit cette promesse au Seigneur : chaque jour de sa vie, jusqu’à sa mort, quoiqu’il arrive, il ferait une heure d’adoration devant le Saint Sacrement. Or, Mgr Sheen, non seulement tint sa promesse, mais il ne rata jamais une occasion de promouvoir l’amour de Jésus dans l’Eucharistie. Sans se lasser, il invitait les croyants à faire chaque jour une ‘heure sainte’ devant le Saint Sacrement.

Pour lui, cela ne faisait aucun doute : cette enfant inconnue et pauvre du fond de la Chine était l’étincelle qui avait permis l’immense fécondité de son apostolat. Ce jour-là, devant leurs écrans de TV, toute l’Amérique comprit que les millions de cœurs touchés par ce grand prédicateur, c’était elle, la petite Li ! Les conversions innombrables obtenues par ce géant médiatique, c’était elle et son petit cœur pur ! Ces millions d’adorateurs postés devant le Saint Sacrement par ce saint évêque, c’était elle et ses trente-deux visites héroïques à Jésus jeté sur le carreau ! Cette floraison de consécrations et de vocations suscitées par le plus populaire des prélats américains, c’était elle, la petite martyr chinoise, et ses noces de sang avec l’Agneau…

Chère petite Li, si je t’ai dédié ce livre, c’est parce que tu es mon héroïne préférée. Mais je te l’avoue, j’ai une autre raison un peu intéressée : tu n’as pas fini ton travail ! Ouvre les yeux et vois : ce ne sont plus trente deux hosties qui gisent aujourd’hui sur le carreau, mais des milliers, des millions !

Chaque jour on tire sur Jésus, on rit de lui, on le piétine. Le nombre des sectes qui profanent l’eucharistie va croissant. Chaque dimanche, dans presque toutes les paroisses, certains fidèles communient alors qu’ils vivent dans de graves péchés, ceux que la Bible appelle ‘abominations’ et qui donnent la mort à l’âme. Jésus n’a jamais été autant torturé, petite Li. Sans compter l’indifférence de tant de ses ‘choisis’, absorbés si souvent par les affaires du monde et inconscients de l’immense amour dont ils sont aimés. En France, combien de tabernacles sont abandonnés, empoussiérés ! Et si l’on veut adorer, on se heurte à une porte fermée. En Amérique, on a souvent relégué le tabernacle dans un coin de l’église, quand ce n’est pas à la sacristie. Parfois on a même enlevé les prie-Dieu, et malheur à celui qui ose se mettre à genoux pendant la consécration : c’est mal vu, il risque de se faire exclure.

Au catéchisme, tu ne trouves plus guère de sœurs Euphrasie, les enfants sont souvent mal préparés à connaître et à aimer Jésus. Dans les familles, rares sont les parents qui parlent ouvertement de Jésus comme de leur grand ami. Ils l’ignorent au contraire, alors les enfants pensent que Dieu n’existe pas et ils se perdent dans l’athéisme.

Je pourrais continuer ainsi longtemps, mais du haut du Ciel tu vois tellement mieux que moi. Tu n’as pas fini ton travail, petite Li ! A vrai dire, durant ton martyre d’amour en Chine, tu ne faisais que le commencer ! Viens nous aider ! Comme tu t’es postée aux côtés du ‘Bishop Sheen’, viens te poster aujourd’hui auprès de chaque prêtre, chaque évêque, chaque ministre ordonné et chaque chrétien. Communique-nous ton amour sans alliage pour Jésus. L’amour radical et tendre de ton coeur innocent…

 

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Bonne année 2015

 

Horoscope chrétien, biblique et éternel !

 

- Si vous êtes né entre le 1er janvier et le 31 décembre : "Vous êtes sous le signe de la grâce de Dieu" (Tt 2,11).
Astre dominant : "La brillante étoile du matin, Jésus-Christ, le soleil levant qui nous a visités d’en haut" (Lc 1,78 ; cf. Nb 24,17).
Ascendants (les vrais) : St Joseph, Abraham, et surtout Dieu le Père, dont l’Amour suffit à tout.

- Amour : Toujours heureux d’être aimé de Dieu et de l’aimer, car "Rien ne peut nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ" (Rm 8,39).

- Santé : "Cette parole est certaine : si nous mourons avec lui, nous vivrons aussi avec lui" (1Tm 1,15 ; 2Tm 2,11).
"N’entretenez aucune inquiétude" (Ph 4,6).

- Travail : "Sois ferme et courageux, agis sans crainte ni tremblement, car le Seigneur Dieu, mon Dieu, est avec toi. Il ne te laissera pas sans force et sans soutien avant que tu n’aies achevé tout le travail à accomplir pour la Maison du Seigneur" (1Ch 28).

- Argent : "Dieu pourvoira à tous vos besoins selon sa richesse avec magnificence" (Ph 4,19).
"J’ai appris à être content de l’état où je me trouve" (Ph 4,11).

- Voyages : "Le Seigneur te gardera au départ et au retour dès maintenant et pour toujours" (Ps 121,8).

- Événements mondiaux : "Vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerre ; gardez-vous d’être troublés, car il faut que cela arrive" (Mt 24,6).
"Mais la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu sera prêchée dans le monde entier pour servir de témoignage à toutes les nations" (Mt 24,14).

- Événements personnels : "Mes destinées sont dans ta main" (Ps 31,16).
"Toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu" (Rm 8,28).

NB : - L’auteur certifie ne pas avoir utilisé de marc de café pour obtenir ces révélations : la Parole de Dieu est entièrement suffisante.
- Les écrits de référence désignés ci-dessus étant indépendants de toute influence lunaire, l’utilisation de cet horoscope est recommandée en toute saison et sous toutes les latitudes. Allez et vivez dans la paix et la joie du Christ !
(D’après Paraboles d’un curé de campagne, éd Emmanuel 2007.)

 

Bonne année 2015 à tous...

 

Visite de Dieu

Contes de Noël

Dogme de l'Assomption

Questions

Journée chrétienne de la communication

Témoignage de Pierre Panis : L'euthanasie

Respecter ce qu'il nous reste de vie

 

A suivre...

 

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