Éditorial

Le temps de l’Avent

Tout au long de ce temps de l’Avent, nous entendons parler de la venue du Seigneur. Ce mot « Avent » est un raccourci de « avènement ». Nous réfléchirons ensemble sur l’attitude qu’il convient d’avoir pour ne pas manquer la visite du Seigneur. Il me semble que les textes bibliques de ces dimanches nous dictent quatre grandes attitudes, une pour chaque dimanche. Il s’agit de veiller… préparer… espérer… écouter.

Voilà quatre mots, mais ce sont des verbes actifs. Cela signifie qu’il faudra faire faire ce qui est dit. Nous ne pouvons pas nous contenter de belles paroles. La véritable conversion passe par un changement dans notre comportement et toute  manière de vivre.

En cette période de l’Avent, nous sommes invités à « veiller ».  L’important c’est donc de prendre au sérieux l’instant présent et de veiller attentivement. C’est à tous les instants de notre vie, ici et maintenant, que le Seigneur frappe à notre porte, parfois de manière inattendue : « Tenez-vous prêts, ne dormez pas, veillez ».

En  ce temps de l’Avent, il est important que chacun de nous se pose la question : Comment veiller ? Comment faire pour que ce ne soit pas un mot ou une parole sans suite ? Deux attitudes nous sont recommandées :

La première doit être une attitude permanente : il s’agit de faire attention, d’être en éveil, ne pas dormir.

La seconde sera une décision concrète qui nous amène à prendre de vrais moments de veille.

Première attitude : faire attention, d’être en éveil, ne pas dormir : c’est un appel que nous retrouvons tout au long de l’histoire du Salut, dans l’ancien et le Nouveau Testament. Le prophète Isaïe a fait tout son possible pour entretenir cette attente dans le cœur des hommes de son temps. Et saint Paul nous adresse la même recommandation :

« Frères, vous le savez : C’est le moment, l’heure est venue de sortir de votre sommeil, le salut est là, tout proche. » Cet appel vaut aussi pour chacun de nous. Ce n’est pas le moment de dormir. Il nous faut réagir contre le sommeil de la routine et de l’engourdissement. Il nous faut ouvrir les yeux, les mains et le cœur car nous risquons toujours d’oublier. Le Seigneur est là au cœur de nos vies et de notre monde. Il nous attend en particulier auprès de tous nos frères et sœurs qui sont douloureusement marqués par la souffrance, la détresse, le malheur et la misère. Si nous manquons cet engagement auprès de nos frères proches ou lointains, nous manquerons la visite du Seigneur.

Seconde attitude : Prendre régulièrement de vrais moments de veille. Dans ce cas, on peut traduire ce mot par « Prier ». D’ailleurs, c’est Jésus lui-même qui les a associés la veille de sa mort : « Veillez et priez ». Nous avons tous entendu parler de ces monastères où l’on passe de longues heures à prier le jour et surtout la nuit. Nous pensons aussi aux personnes malades ou handicapées qui prennent une part active à la prière des chrétiens lors de la messe télévisée ou lors d’un chapelet qu’ils peuvent suivre sur une radio chrétienne. Et nous-mêmes, nous sommes invités à prier pour ceux et celles dont nous sommes proches, ceux qui sont recommandés à nos prières, ceux que nous aimons et ceux que nous n’aimons pas assez. C’est dans la prière que nous essayons de veiller.

Voilà cette première consigne pour le temps de l’Avent. Ces quatre semaines sont un peu comme un temps de retraite. Si nous voulons éviter l’insouciance tranquille et nous tenir prêts pour la venue du Christ à Noël, il nous faudra veiller et prier

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